En Côte d’Ivoire, le biama fait danser toute la jeunesse
Né il y a à peine cinq ans à Yopougon, la commune d’Abidjan réputée pour sa pauvreté mais aussi pour son ambiance festive, le biama s’est rapidement imposé comme un phénomène culturel auprès de la jeunesse ivoirienne. Ce genre musical et chorégraphique, plus rapide que le coupé-décalé, reprend de nombreux codes de son prédécesseur tout en se distinguant par son accessibilité. Contrairement au coupé-décalé, souvent associé à des clubs de nuit luxueux, le biama se danse dans la rue et sur les réseaux sociaux, touchant ainsi un public jeune et populaire.
Les artistes du biama, même sans le soutien de maisons de disque, connaissent une ascension fulgurante. Certains d’entre eux accumulent des millions de vues sur TikTok et se produisent lors de tournées en Europe et en Afrique. Ce succès témoigne d’un engouement croissant pour ce genre musical, qui reflète les aspirations et les réalités de la jeunesse ivoirienne.
Ce phénomène culturel, qui a su s’adapter aux nouvelles technologies et aux réseaux sociaux, souligne l’importance de l’innovation dans la scène musicale ivoirienne, tout en renforçant les liens communautaires à travers la danse et la musique.
Source : France 24



