Lavaur. Emploi : Tarn-Agout passe à l’action

Emploi : Tarn-Agout passe à l’action

Lors de la dernière réunion publique du Conseil communautaire, les élus ont validé deux dispositifs concrets pour soutenir l’économie locale.

Recruter reste un défi pour de nombreuses entreprises du territoire. Pour y remédier, la Communauté de communes Tarn-Agout a signé une convention expérimentale avec France Travail. L’objectif est de mutualiser des outils numériques communs afin d’accompagner plus efficacement les entreprises locales dans leurs démarches de recrutement. Ce dispositif inédit vise à rapprocher les offres et les demandes d’emploi à l’échelle du bassin, dans un contexte où plusieurs secteurs, de l’artisanat à l’industrie, peinent à trouver des candidats malgré un marché du travail local plutôt dynamique.

Concrètement, la convention prévoit la mise à disposition, à titre expérimental, d’outils numériques partagés entre les services de l’intercommunalité et ceux de France Travail. Les chefs d’entreprise pourront ainsi bénéficier d’un accompagnement renforcé, notamment pour mieux cibler les profils recherchés et optimiser leurs processus de recrutement. Cela permet à la collectivité de se positionner comme facilitateur entre les acteurs économiques et les demandeurs d’emploi, sans se substituer aux missions historiques de l’opérateur public.

Le deuxième levier actionné par les élus concerne le soutien au commerce de proximité. La Communauté de communes a signé une convention avec la Banque des Territoires pour co-financer le poste de manager de commerce, à hauteur de 20 000 euros par an pendant deux ans. Ce professionnel, déjà actif sur le territoire, accompagne les commerçants dans leur développement, la redynamisation des centres-villes et l’attractivité commerciale des communes membres.

Ces deux décisions traduisent une même ambition : faire de Tarn-Agout un acteur de terrain de l’emploi et du commerce, au plus près des besoins des entreprises et des habitants. Reste à mer, dans les mois à venir, l’impact réel de ces dispositifs sur le taux de recrutement des entreprises et la vitalité des commerces locaux. Les élus devront notamment évaluer, à l’issue des deux années de financement, si le poste de manager de commerce doit être pérennisé sur fonds propres, une fois l’aide de la Banque des Territoires arrivée à échéance.

Source : La Dépêche.

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