L’Australie double les amendes pour violation de l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 16 ans
Le gouvernement australien a annoncé que les plateformes qui ignorent son interdiction historique des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans devront désormais faire face à une amende portée à près de 60 millions d’euros, soit environ 99 millions de dollars australiens. Cette décision a été révélée le 27 juin 2026, dans le but de lutter contre les violations répétées de cette réglementation.
Cette me s’accompagne d’une volonté de renforcer les pouvoirs du régulateur du numérique, afin de mieux contrôler les actions des grandes entreprises technologiques. Actuellement, le régulateur australien mène des enquêtes sur d’éventuels manquements de la part de plateformes telles que Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube. Le Premier ministre Anthony Albanese a déclaré : « Il est clair que les géants de la tech ne font pas assez pour se conformer à la loi; il y a encore trop d’enfants sur les réseaux sociaux. Ces changements reflètent le sérieux avec lequel nous prenons tout manquement des entreprises de réseaux sociaux à leurs obligations. »
La législation australienne suscite un intérêt international, en tant que modèle potentiel pour limiter le pouvoir des géants de la technologie. Cependant, une étude récente publiée par le British Medical Journal a révélé que l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans n’a pas eu d’impact significatif sur les comportements des adolescents en ligne. Les chercheurs ont observé peu de changements chez les utilisateurs âgés de 12 à 13 ans, une légère baisse chez ceux de 14 à 15 ans, tandis qu’une augmentation de l’utilisation a été constatée chez les 16 ans et plus. Les mineurs contournent souvent les restrictions en utilisant des comptes enregistrés au nom de personnes plus âgées, en créant de faux comptes ou en accédant via des navigateurs privés.
Cette initiative de l’Australie met en lumière les défis persistants liés à la régulation des réseaux sociaux et à la protection des jeunes utilisateurs en ligne.
Source : Franceinfo
