L’artisanat reste la première entreprise de France
Dès 8 h 30, le gong a retenti pour les 112 élèves en pré-rentrée à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA) de Béthune. Âgés de 14 à 15 ans pour les plus jeunes, ils entament un nouveau chapitre de leur cursus en apprentissage. « L’ambiance est familiale, on les connaît tous. J’enseigne aussi à Arras qui est un plus grand centre de formation, où l’on n’a pas la même proximité », reconnaît une enseignante. Ce jour-là, les élèves découvrent les locaux, signent leur charte des droits et devoirs de l’apprenti et récupèrent leurs identifiants Ypareo, l’espace numérique du CFA. À Béthune, les apprenants alternent entre deux sites : « Boulevard Vauban pour les enseignements pratiques et à la Faïencerie pour l’enseignement général. Les locaux ne sont pas à plus de 15 minutes à pied de la gare, ce qui facilite l’accès pour les jeunes non véhiculés. »
Débouchés dans l’artisanat
« L’artisanat, c’est la première entreprise de France, ce qui fait vivre nos villes et villages. Ici, nous enseignons la coiffure, une filière d’excellence, l’esthétique et la vente, mais il nous reste des offres non pourvues », précise Sylvie Dufour, responsable de l’antenne de Béthune. La concurrence en matière de formations est exacerbée, surtout avec l’essor des cursus en ligne certifiés par l’État via la certification Qualiopi. Pour se démarquer, la CMA de Béthune mise sur la pratique professionnelle. Deux grands plateaux techniques en coiffure ont été entièrement rénovés l’an dernier, avec des équipements modernisés pour améliorer le confort des apprenants.
L’apprentissage, premier pas vers le salariat
Contrairement à d’autres cursus comme les lycées professionnels, « nos apprentis ont un statut de salarié », rappelle Sylvie Dufour. Ils bénéficient donc des mêmes droits, comme les cinq semaines de congés payés. L’antenne économique de la CMA accompagne également les artisans dans leurs démarches, créant un réseau d’entraide. « Les employeurs ont souvent été eux-mêmes élèves ici. Ils savent pouvoir compter sur les jeunes qu’on leur envoie », ajoute Sabrina Ansart, directrice adjointe. Parmi les étudiants, Gaëlle, en deuxième année d’esthétique, a remporté la médaille d’argent aux Meilleurs apprentis de France, un départ prometteur pour sa carrière.
Source : La Voix du Nord.
