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Non, la « souveraineté » vendue par Microsoft et Mistral n’est pas reconnue par l’ANSSI

Le communiqué diffusé conjointement depuis Redmond et Paris annonce un partenariat majeur entre Microsoft et Mistral. Ce dernier s’engage à investir plusieurs milliards de dollars pour exploiter une partie des capacités GPU européennes de la start-up française. Ces capacités seront bientôt renforcées par des puces Nvidia Vera Rubin de dernière génération. En contrepartie, le modèle Medium 3.5 de Mistral intégrera Microsoft Foundry et Copilot Studio, tandis que son modèle de traitement de documents, OCR 4, sera exclusivement disponible dans Foundry. Les infrastructures Azure et Azure Local seront utilisées comme socles d’exécution communs aux deux entités.

Trois modes de déploiement sont proposés : un cloud public classique, un mode « connecté au cloud » permettant aux entreprises de garder le contrôle sur leur infrastructure tout en se synchronisant avec Azure, et un mode entièrement déconnecté, conçu pour les environnements sensibles, tels que ceux des secteurs de la finance, de l’industrie et de la santé.

Cependant, bien que cette initiative semble logique sur le papier, l’utilisation du terme « souveraineté » par Microsoft pour décrire cette offre est contestée. L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) ne reconnaît pas cette notion dans le cadre des services proposés, remettant ainsi en question la validité de cette assertion.

Aucune donnée statistique officielle récente n’est disponible concernant les impacts économiques de ce partenariat.

Ce développement soulève des interrogations sur la véritable portée de la souveraineté numérique en France et en Europe, dans un contexte où la dépendance aux géants technologiques américains reste un sujet de préoccupation.

Source : Clubic

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