Langues nationales à l’Assemblée : Abdou Karim Sall dénonce une « dérive »
Le député-maire de Mbao, Abdou Karim Sall, a exprimé son indignation suite à la décision de l’Assemblée nationale de publier un texte en deux versions, dont l’une est en wolof. Dans une publication sur sa page Facebook, il a souligné son « étonnement » et a interpellé l’institution sur sa politique linguistique.
« Je viens de constater avec étonnement que l’Assemblée nationale a publié, sur sa page officielle, deux versions d’un même texte, dont l’une en wolof, l’une de nos langues nationales », a-t-il déclaré. Pour soutenir sa position, Sall a cité l’article premier de la Constitution sénégalaise, qui stipule que le français est la langue officielle et que les langues nationales incluent le diola, le malinké, le pular, le sérère, le soninké, le wolof, et d’autres langues qui pourraient être codifiées.
Bien qu’il ne conteste pas la nécessité de promouvoir les langues nationales, il a insisté sur le fait qu’aucune langue ne doit être mise en avant au détriment des autres. « Si l’usage de nos langues nationales doit être encouragé, aucune d’entre elles ne saurait être privilégiée au détriment des autres », a-t-il affirmé.
Sall a également souligné l’importance de l’équilibre linguistique dans la communication institutionnelle. Il a plaidé pour une approche inclusive qui respecte la diversité linguistique du Sénégal. « Une institution de la République se doit de respecter la diversité linguistique de notre pays et de préserver l’égalité entre tous les citoyens », a-t-il insisté.
En conclusion, Abdou Karim Sall a mis en garde contre les conséquences potentielles d’une politique qui favoriserait une langue nationale, avertissant que cela pourrait engendrer des frustrations et des divisions. Il a conclu en appelant l’Assemblée nationale à revoir sa démarche : « Il est encore temps d’arrêter cette dérive. »
Source : www.dakaractu.com



