L’ancienne mairie de Carcassonne répond aux accusations de racisme des policiers municipaux.

Carcassonne : l’ancienne municipalité se défend face aux accusations de racisme au sein de la police municipale

Après les révélations concernant des propos racistes et misogynes tenus par des policiers municipaux de Carcassonne en novembre 2025, le maire actuel, Christophe Barthès (Rassemblement National), a accusé l’ancienne municipalité de laxisme. L’ancien adjoint à la sécurité, Jean-Louis Bès, a réagi en affirmant qu’une enquête administrative avait été lancée dès que les faits avaient été portés à sa connaissance.

Les révélations, publiées par le journal Midi Libre le 8 septembre 2026, ont mis en lumière des comportements inappropriés de la part de policiers municipaux. Dans une vidéo enregistrée le 6 novembre 2025, des agents profèrent des propos misogynes, racistes et homophobes. L’un des principaux suspects est lié au Rassemblement National et proche du maire actuel.

Lors d’une conférence de presse le 9 septembre 2026, Barthès a condamné ces comportements, tout en mettant en cause l’inaction de l’ancienne équipe municipale, dirigée par Gérard Larrat jusqu’en mars 2026. Barthès a déclaré que son prédécesseur avait tenté de minimiser l’affaire en pleine campagne électorale.

Jean-Louis Bès a précisé que les événements avaient été signalés à l’administration municipale en décembre 2025, et qu’une enquête avait été demandée immédiatement. Il a également mentionné que l’article 40 du Code de procédure pénale aurait pu être utilisé, mais que l’enquête administrative avait été privilégiée pour faire la lumière sur les faits.

Bès a critiqué la manière dont Barthès a géré la situation, indiquant que les conclusions de l’enquête, rendues en mai 2026, n’avaient pas permis de déterminer les responsabilités, alors que le maire avait suspendu quatre policiers. Il a exprimé sa surprise face à la gravité des propos tenus dans la vidéo, qu’il n’avait pas visionnée avant les révélations.

La procureure de Carcassonne a annoncé la suspension des quatre policiers concernés et le retrait de leur agrément. Après la divulgation des propos, le Rassemblement National a également suspendu le principal mis en cause.

Sources : Midi Libre, conférence de presse de Christophe Barthès

Source

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *