Un satellite alimenté au nucléaire vient d’être lancé : un tournant stratégique
La société américaine City Labs a récemment lancé le CubeSat BOHR, le premier satellite commercial à être alimenté par un générateur nucléaire. Ce CubeSat, placé au sommet d’une fusée Falcon 9 de SpaceX, a pour objectif de démontrer l’utilisation du Tritium comme source d’énergie. Bien qu’il ne soit pas un satellite opérationnel, il représente une avancée significative dans l’exploration des technologies nucléaires pour l’espace.
Contexte factuel
Traditionnellement, les satellites dépendent des panneaux solaires, qui ne fonctionnent pas lorsqu’ils passent dans l’ombre de la Terre. Avec une source nucléaire, un satellite peut fonctionner en continu, indépendamment des cycles solaires. Cela permet d’asr une puissance stable pendant des années et de réduire le poids des batteries embarquées, ce qui est crucial pour les lancements.
Le BOHR, pesant moins de 6 kg, utilise un système d’alimentation bêtavoltaïque NanoTritium. Ce système exploite la désintégration naturelle du tritium, un isotope radioactif de l’hydrogène, pour générer de l’électricité. Contrairement aux réacteurs à fission, ce système ne produit pas de chaleur, ce qui réduit les risques associés à l’utilisation de l’énergie nucléaire.
Données ou statistiques
La demi-vie du tritium est de 12,3 ans, permettant au système de produire de l’électricité sans interruption pendant plus de 20 ans. De plus, le tritium est considéré comme plus sûr que les solutions traditionnelles utilisées dans le passé.
Conséquence directe
Le développement de satellites alimentés par l’énergie nucléaire répond aux besoins croissants des militaires, notamment du Pentagone, qui cherchent à disposer de systèmes d’alimentation moins vulnérables pour leurs opérations spatiales. Cette avancée pourrait également relancer des débats sur l’utilisation de la technologie nucléaire dans l’espace, un domaine qui n’est pas sans controverse.
Source : Futura Sciences
