L’incroyable aventure des éditions Artima-Arédit : le déclin d’une « usine à BD »
FAIT PRINCIPAL :
En 1962, Émile Keirsbilk, à la tête des éditions Artima, accepte le rachat de sa société par les Presses de la Cité, marquant un tournant décisif dans l’histoire de la bande dessinée en France.
CONTEXTE FACTUEL :
Les Presses de la Cité, fondées en 1944 par Sven Nielsen, ont développé une stratégie de littérature populaire incluant des auteurs renommés tels que Georges Simenon et Raymond Chandler. À cette époque, Artima, souffrant de difficultés financières, est absorbée par ce grand groupe, devenant un département sous le nom d’Arédit en 1965. Ce rachat permet à Keirsbilk d’améliorer sa situation financière tout en restant sous la surveillance de la Commission de contrôle des publications.
DONNÉES OU STATISTIQUES :
Entre 1963 et 1970, la majorité des publications pour la jeunesse arborent le logo d’Europressjunior, une association visant à protéger la moralité juvénile. En 1976, les titres de la collection Comics Pocket perdent leur numéro auprès de la Commission paritaire, entraînant une crise financière pour Arédit. Au cours de la décennie suivante, plus de 150 séries sont lancées, mais la surproduction et le manque de qualité conduisent à une chute des ventes.
CONSÉQUENCE DIRECTE :
Le déclin d’Arédit est marqué par des licenciements en 1985 et des difficultés financières croissantes, culminant avec la cessation des activités en 1993. Ce parcours souligne les défis rencontrés par les éditeurs de bande dessinée face à une évolution rapide du marché.
SOURCE :
ActuaBD



