L’altitude peut-elle nous faire « perdre la tête » pendant un voyage en avion ?
Un incident récent sur un vol Lyon-Porto a suscité des interrogations sur les effets de l’altitude sur le comportement des passagers. Un homme de 26 ans a tenté de forcer l’entrée du cockpit après le décollage, manifestant des bouffées délirantes. Interpellé par la police à l’atterrissage, il a été examiné médicalement, révélant qu’il souffrait de mal de l’air et de bouffées délirantes.
À ce jour, il n’est pas établi si le passager avait des antécédents médicaux ou si ses troubles ont été provoqués par l’altitude, une possibilité rare mais à considérer.
La montée en altitude peut effectivement entraîner des cas d’hypoxie, un déficit d’apport en oxygène au niveau des tissus, qui se manifeste par divers symptômes : étourdissements, irritabilité, perte de lucidité, et difficultés de concentration. La pressurisation des cabines, instaurée dès les débuts de l’aéronautique, vise à prévenir ces effets physiologiques en maintenant une pression interne adéquate.
En cas de dépressurisation, des masques à oxygène sont mis à disposition des passagers pour éviter l’hypoxie, dont les conséquences peuvent être graves, allant jusqu’au coma ou au décès.
Dans le cas du vol Lyon-Porto, aucun incident de dépressurisation n’a été rapporté. De plus, les symptômes d’hypoxie apparaissent généralement au-dessus de 4 000 mètres d’altitude, tandis que la crise du passager s’est produite peu après le décollage. Après immobilisation du passager, le pilote a dû faire un atterrissage d’urgence avant de reprendre son vol vers le Portugal.
Source : Le Parisien, Santé Magazine.