L'Alsace largement plus polluée que le reste du Grand Est

L’Alsace, région la plus polluée du Grand Est

L’Alsace se distingue comme la région la plus polluée du Grand Est, selon un rapport publié par Atmo Grand Est le 20 juillet 2026. L’observatoire estime que 530 décès prématurés pourraient être évités chaque année en Alsace en raison de l’exposition aux particules fines, au dioxyde d’azote et à l’ozone.

D’après ce rapport, les niveaux de pollution dans le Bas-Rhin et le Haut-Rhin sont systématiquement plus élevés que dans le reste de la région. Cette situation est aggravée par une forte densité d’habitations et d’activités humaines, notamment dans les domaines des transports et de l’industrie. La topographie de la région, située entre les Vosges et la Forêt noire avec des vallées resserrées, contribue également à l’accumulation des polluants.

Le poison des particules fines

Les particules fines, par exemple, dépassent fréquemment les 10 microgrammes par mètre cube (µg/m³) en Alsace, une valeur qui correspond à la concentration maximale autorisée en Europe d’ici 2030. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de ne pas dépasser 5 µg/m³, et presque tout le Grand Est est au-dessus de cette limite. Ces particules transportent des métaux lourds et des hydrocarbures, ayant des effets néfastes sur la santé, notamment des maladies respiratoires et cardiovasculaires.

Atmo Grand Est indique également que 54 % des habitants de la région sont exposés à des niveaux de dioxyde d’azote (NO2) dépassant la recommandation de l’OMS de 10 µg/m³. Ce polluant, principalement émis par les véhicules, est particulièrement concentré le long des grands axes routiers, comme ceux reliant Luxembourg à Nancy ou Strasbourg à Mulhouse.

Pollution à l’ozone

L’Alsace est également fréquemment touchée par des journées où les concentrations en ozone dépassent 120 µg/m³. Cette pollution est exacerbée par des conditions météorologiques plus chaudes et ensoleillées en été, favorisant la formation d’ozone.

Malgré une baisse des concentrations de dioxyde d’azote entre 2021 et 2024, grâce à des politiques publiques en faveur des mobilités douces, il reste essentiel de réglementer davantage les émissions industrielles et les systèmes de chauffage résidentiels pour protéger la santé des Alsaciens.

Source : Atmo Grand Est

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