Lait infantile : vers une meilleure protection des nourrissons
« Aucun parent ne devrait se demander s’il empoisonne son enfant quand il le nourrit », a déclaré Mathilde Crevoisier Crelier, auteure d’une motion adoptée sans opposition par le Sénat. Ce sujet sensible, touchant à la santé des nourrissons, a conduit à l’adoption d’un texte visant à renforcer la sécurité des laits infantiles, quelques mois après le scandale des laits contaminés par la toxine céréulide, qui peut être mortelle pour les nourrissons.
Des produits rappelés… discrètement
Le scandale a éclaté fin 2025 aux Pays-Bas. En Suisse, un délai de plusieurs semaines a été observé avant que les marques concernées, notamment Nestlé, ne procèdent au rappel de leurs produits, le 5 janvier 2026 pour Nestlé, suivi de Danone et Hochdorf. Mathilde Crevoisier a exprimé son inquiétude face à cette latence, notant que des lots contaminés étaient encore en vente plusieurs semaines après le rappel public, alors que la situation était annoncée comme sous contrôle. De plus, Nestlé et Danone avaient retiré des produits de la vente en Allemagne et en Autriche quelques jours avant le rappel public sans en informer le public.
Contexte législatif
La motion charge le Conseil fédéral d’examiner si la législation sur les denrées alimentaires a été respectée et de prendre des mes pour garantir la sécurité alimentaire et une information rapide au public et aux autorités. Mathilde Crevoisier a souligné qu’il était crucial de clarifier les obligations des entreprises, car la mise en œuvre des lois existantes s’avère insuffisante.
Problèmes de déclaration
Un autre point soulevé concerne l’absence de déclaration obligatoire des maladies liées à la céréulide, ce qui empêche les médecins d’informer les autorités compétentes. Cela complique l’évaluation de la situation à l’échelle nationale et le suivi des cas.
Réaction gouvernementale
Le Conseil fédéral a soutenu la motion, avec la ministre Elisabeth Baume-Schneider affirmant qu’elle pourrait renforcer les instruments de sécurité alimentaire. Les autorités ont réagi rapidement après la détection de la contamination, mais des analyses sont en cours pour vérifier l’efficacité des procédures. Les résultats ne sont pas attendus avant plusieurs mois, et la motion sera prochainement examinée par le Conseil national.
Source principale : Le Temps