Loi d'urgence agricole :

Loi d’urgence agricole : « L’irrigation, on l’envisage très sérieusement », confie un agriculteur

Les députés ont voté la loi d’urgence agricole ce lundi 20 juillet, un texte controversé en raison de la réintroduction potentielle de deux pesticides interdits jusqu’ici. Ce projet de loi prévoit également de faciliter le stockage de l’eau pour les exploitants agricoles, un enjeu crucial alors que la sécheresse impacte durement les producteurs dans des régions comme la Vienne et les Deux-Sèvres.

Dans le village de Ranton, Benjamin Aucher, agriculteur, constate l’ampleur des dégâts sur ses cultures. Entouré de champs jaunis, il déclare : « On ne voit quasiment plus de vert du tout. La chaleur a beaucoup d’impact sur toutes les plantes qui sont en pleine fleur. » Sa parcelle de tournesols de 11 hectares, habituellement peu gourmande en eau, a subi de plein fouet les températures anormalement élevées des dernières semaines. « Plus de la moitié du champ est inexploitable, ce qui représente environ 11 000 euros de pertes », souligne-t-il.

La situation est similaire pour Arnaud Chavouet, à Couture-d’Argenson, qui cultive du maïs, une plante très gourmande en eau. Un arrêté préfectoral l’oblige à réduire son utilisation d’eau à une fraction de ce qu’il a normalement droit. « On est rendu à en utiliser moins que ce que la plante en a besoin, donc ça va être impossible à gérer par la suite », déplore-t-il. Il estime ses pertes entre 60 000 et 70 000 euros.

La loi d’urgence agricole vise à répondre à ces défis, notamment en facilitant l’irrigation. Benjamin Aucher envisage sérieusement cette option, affirmant qu’« aujourd’hui, aucune plante n’est en me de tenir face à des coups de chaud et des longues périodes de sécheresse. »

Cette loi pourrait donc avoir des conséquences directes sur la gestion des ressources en eau et la viabilité économique des exploitations agricoles, alors que la sécheresse continue de s’intensifier.

Source : Franceinfo

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *