« L’Agence française de développement court le risque de ne plus honorer ses engagements »

L’Agence française de développement court le risque de ne plus honorer ses engagements

Depuis le mardi 16 juin, l’Agence Française de Développement (AFD) est en défaut de paiement en raison d’un gel des crédits. Ce gel empêche l’institution de respecter ses engagements envers les pays en développement, mettant ainsi un frein à la solidarité française.

Les crédits promis pour le financement de programmes de solidarité sont en attente depuis près d’un mois. Le gouvernement a décidé de reprendre le contrôle des arbitrages budgétaires concernant l’aide publique au développement, ce qui constitue une mise sous tutelle inédite pour l’AFD.

Cette situation soulève des préoccupations quant à la conformité avec la loi de programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales, adoptée à l’unanimité en 2021.

Deux tiers des crédits destinés aux ONG supprimés

Au cours des deux dernières années, deux tiers des crédits alloués aux organisations non gouvernementales et aux prêts destinés aux pays les plus vulnérables ont été supprimés. Cette année, la moitié des crédits alloués aux dons pour les pays les plus pauvres a également été coupée. En conséquence, environ 1 200 projets de solidarité internationale se trouvent menacés.

Ces chiffres reflètent des enjeux cruciaux, notamment la lutte contre le dérèglement climatique, la sécurité alimentaire, la santé des enfants et les droits des femmes. La réduction de l’engagement français dans ces domaines pourrait ouvrir la voie à des dynamiques impérialistes sur le continent africain, qui devrait connaître une forte croissance dans les années à venir.

Conséquences systémiques

La réduction du budget pour l’AFD pourrait avoir des répercussions à l’échelle mondiale, touchant des enjeux tels que la lutte contre les pandémies et la désertification au Sahel. Ce choix de repli pourrait également favoriser des mouvements politiques extrêmes qui cherchent à saper la solidarité internationale.

Il apparaît urgent de redonner des crédits à l’AFD et à l’aide publique au développement, afin que l’action de la France reste alignée sur des principes de paix et de développement durable. Les décisions à venir auront des répercussions sur des vies et des valeurs fondamentales.

Source : L’Agence française de développement.

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