L’Afrique doit prendre les rênes de sa gestion du changement climatique
Un an après l’avis historique de la Cour internationale de justice (CIJ) sur les obligations climatiques des États, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) se prépare à se prononcer sur cette question cruciale. Cette procédure, en cours depuis mai 2025, coïncide avec le vingtième anniversaire de la CADHP, célébré le 2 juillet.
Dans ce contexte, Junecynthia Okelo, de l’Union panafricaine des avocats (Palu), souligne l’importance de cette décision pour l’Afrique. La CADHP pourrait établir un cadre juridique solide pour que les États africains prennent des mes concrètes face aux défis climatiques, qui affectent déjà la vie de millions de personnes sur le continent.
En effet, l’Afrique est particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique, avec des prévisions d’augmentation des températures et de raréfaction des ressources en eau. Les conséquences sont déjà visibles : des sécheresses prolongées dans certaines régions et des inondations dévastatrices dans d’autres.
La nécessité d’un engagement fort des pays africains en matière de climat se fait donc sentir, d’autant plus que des études montrent que les pertes économiques dues aux événements climatiques extrêmes pourraient atteindre jusqu’à 15 % du PIB dans certaines nations d’ici 2030.
La CADHP pourrait ainsi jouer un rôle clé en responsabilisant les États africains à respecter leurs engagements climatiques, en renforçant les droits des populations affectées, et en favorisant une approche collective face à ce défi mondial.
Source : RFI
