Lady Diana : ce dernier bijou porté en public… qu’elle n’a jamais vu fini

Lady Diana : Le dernier bijou inachevé

Ce soir-là, la princesse Diana a été aperçue portant un collier réalisé en platine, orné d’une cascade de diamants taille marquise et taille brillant, totalisant plus de cinquante carats, ainsi que de grandes perles des mers du Sud. Les boucles d’oreilles, destinées à compléter cette parure, n’étaient pas encore terminées.

Après le gala, la princesse a retourné le collier à la maison Garrard pour finaliser l’ensemble. Cependant, le 31 août 1997, moins de trois mois après cette soirée caritative, Diana a tragiquement perdu la vie à Paris, aux côtés de Dodi Al-Fayed. Lorsque les boucles d’oreilles furent enfin achevées, il n’y avait plus personne pour les recevoir.

Cette histoire inachevée a fait de la parure Swan Lake l’un des bijoux les plus captivants associés à la princesse. Ne faisant pas partie du patrimoine de la famille royale britannique, le collier et les boucles d’oreilles ont suivi un parcours différent de celui des autres joyaux de Diana. En décembre 1999, l’ensemble a été mis aux enchères par Guernsey’s et acquis par l’homme d’affaires américain James McIngvale pour un million de dollars. En 2008, il a été vendu à un collectionneur privé et est devenu la propriété de la famille ukrainienne Ginzburg.

Face à la guerre en Ukraine, les propriétaires ont décidé de confier à nouveau les bijoux à Guernsey’s, projetant d’utiliser une partie des bénéfices, estimés entre 5 et 15 millions de dollars, pour soutenir la reconstruction de leur pays. Toutefois, la vente aux enchères prévue en juin 2023 a été annulée à la dernière minute après qu’un acheteur a été trouvé dans le cadre d’une transaction privée. Guernsey’s a ensuite annoncé que la parure avait été acquise par un musée, sans divulguer l’identité de ce dernier ni le montant de la transaction.

Cette conclusion discrète pour un bijou dont l’histoire demeure à jamais liée aux derniers mois de la vie publique de Diana, princesse de Galles, souligne la complexité des objets d’art et de leur héritage.

Article initialement publié sur Vanity Fair Espagne.

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