Ils ne prennent pas les négociations au sérieux : l’administration Trump demande plus de moyens pour financer une guerre en Iran
L’administration Trump a récemment sollicité des fonds supplémentaires pour soutenir la guerre en Iran, dont le coût est déjà estimé à 37,5 milliards de dollars. Lors d’une audition devant la commission des crédits du Sénat, Pete Hegseth a demandé au Congrès d’approuver une augmentation du budget du Pentagone à plus de 1 400 milliards de dollars (plus de 1 200 milliards d’euros) d’ici 2027. Cette demande ne couvre pas les réparations des dommages causés aux bases américaines dans le golfe Persique par les tirs iraniens.
Cette requête budgétaire intervient alors que le conflit s’intensifie, ayant débuté le 28 février et repris le 12 juillet après une interruption de trois mois. Les bombardements se poursuivent en Iran, ainsi que sur les intérêts des États-Unis et de leurs alliés au Moyen-Orient. Les Houthis, alliés de l’Iran, ont menacé d’entraver le trafic en mer Rouge et d’imposer un blocus maritime à l’Arabie saoudite.
Donald Trump a également approuvé un accord avec Riyad pour développer des infrastructures d’enrichissement d’uranium, malgré ses menaces d’attaquer un complexe nucléaire en Iran. Le président a affirmé qu’il n’avait « pas fini » avec la guerre.
La sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a interrogé l’administration sur la nécessité de demander au peuple américain de financer une guerre qu’il ne soutient pas, soulignant qu’il reste 75 milliards de dollars de fonds alloués non utilisés. Hegseth a répondu que cet argent avait été réaffecté à d’autres priorités.
Les parlementaires critiquent le manque de clarté sur les objectifs et la stratégie de l’administration, ce qui alimente la méfiance du public. Le secrétaire d’État Marco Rubio a déclaré que les États-Unis souhaitaient parvenir à un accord avec l’Iran, tout en affirmant que Téhéran ne prenait pas les négociations au sérieux. La situation reste tendue, avec des menaces de frappes américaines toujours présentes.
Source : La Libre Belgique.
