La question du jour : est-il utile de prendre des compléments de vitamine C ? Non, si on est en bonne santé, car on la trouve dans de nombreux fruits et légumes.
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<img sizes="(min-width: 1460px) 885px, (min-width: 880px) 60vw, 90vw" alt="La vitamine C est présente dans de nombreux fruits et légumes, inutile donc d'en prendre en complément alimentaire. (GETTY IMAGES)" width="432" height="243" src="https://www.franceinfo.fr/pictures/Wg0jj4j-bWYvV5fYDsynUE75_wk/0x110:2120x1303/432x243/filters:format(jpg)/2026/09/03/6a99373578f18706506876.jpg" fetchpriority="high"/>L’automne approche, et comme chaque année, les ventes de compléments en acide ascorbique, communément appelé vitamine C, vont connaître un essor significatif. L’idée d’une cure pour renforcer le système immunitaire face aux virus saisonniers est largement répandue.
Cependant, cette croyance mérite d’être nuancée. La vitamine C joue un rôle essentiel dans la consolidation des tissus, la protection cellulaire contre l’oxydation et le soutien du système immunitaire. Néanmoins, la nécessité de recourir à des compléments alimentaires est questionnable.
Les recommandations des autorités sanitaires pour un adulte s’élèvent à 110 mg par jour, une quantité facilement atteignable grâce à une alimentation variée. En effet, l’acide ascorbique se trouve dans de nombreux aliments tels que le cassis, les agrumes, les kiwis, le persil, les poivrons, les choux et les brocolis, de préférence consommés crus pour préserver leurs bienfaits.
Concernant l’efficacité des suppléments, Tout excès sera éliminé par les urines, rendant ainsi les comprimés de 500 mg ou 1 g peu utiles. De plus, une consommation supérieure à 2 g par jour peut engendrer des troubles digestifs ou des calculs rénaux.
La seule indication claire pour la prise de compléments en vitamine C réside dans les cas de carence, dont le principal risque est le scorbut, une maladie encore observée chez certains enfants en situation de précarité, comme le soulignent des pédiatres français dans une étude publiée fin 2024. Cette recrudescence des cas coïncide avec l’augmentation des prix des fruits et légumes frais.
Source : Franceinfo



