C’était pas cher, c’était vraiment la liberté : la dolce vita au musée de la Vespa sur les bords de la Dordogne
Direction la Dordogne, où l’iconique scooter Vespa, symbole d’un mode de vie à l’italienne, célèbre cette année ses 80 ans. Un musée, dirigé par Serge Boutade, passionné de Vespa, attire l’attention des visiteurs.
Sur une route de campagne du Périgord, un écriteau indique la direction de ce musée, situé à Saint-Marcel-du-Périgord. L’agriculteur retraité a transformé son ancienne chèvrerie en un espace dédié à la Vespa, abritant près de 2 000 objets liés à cet emblème de la culture italienne. Parmi eux, des modèles restaurés datant de 1949 à 1963.
Serge Boutade, qui a acquis sa première Vespa à 15 ans, témoigne de l’importance de ce scooter pour les jeunes de son époque : « C’était pas cher, c’était vraiment la liberté. » Son parcours l’a amené à rejoindre des clubs locaux et à réaliser des acrobaties sur son deux-roues à travers la France. Grâce à son engagement, le village de 150 habitants bénéficie d’une notoriété accrue.
Le maire de Saint-Marcel-du-Périgord, Pierre-Yves Guillot, souligne le soutien de la commune, qui a accordé une subvention de 200 euros pour la continuité de l’activité du musée, malgré des moyens limités pour les petites communes.
Le musée n’est pas seulement un espace de collection, mais aussi un lieu de transmission de passion, impliquant la famille de Serge. Sa fille et son arrière-petite-fille sont également des adeptes de la Vespa, la première ayant un modèle qu’elle ne prête que rarement, le qualifiant de « bébé ».
Ainsi, la Vespa continue de symboliser non seulement un moyen de transport, mais aussi un lien intergénérationnel et un vecteur de convivialité, incarnant la dolce vita sur les bords de la Dordogne.
Source : Franceinfo