La VAR, éteignoir des émotions au cœur de la Coupe du Monde
Nous sommes à la 103e minute de la rencontre Portugal-Croatie (2-1) lorsque Josko Gvardiol inscrit un but qui semble synonyme de prolongation lors du seizième de finale, disputé le 2 juillet. Les supporters croates exultent, tandis que les joueurs portugais demeurent figés. Cependant, l’arbitre Espen Eskas, après avoir consulté les images de la VAR (assistance vidéo à l’arbitrage), annule le but.
Selon CNN Sports, le ballon a effleuré la tête, voire les cheveux, de l’attaquant croate Igor Matanovic. Ce contact, détecté par un capteur dans le ballon, est suffisant pour déclarer son coéquipier Mario Pasalic hors jeu, entraînant l’annulation de l’égalisation. La Croatie est ainsi éliminée, et Zlatko Dalic, l’entraîneur croate, critique la technologie en déclarant :
“La VAR tue les émotions. Elle tue tout ce que nous avons en nous.”
Depuis le début de cette édition de la Coupe du Monde, le nombre de décisions contestées par la VAR continue de croître. La technologie, introduite lors du Mondial 2018 en Russie, a déjà privé plusieurs équipes de buts. Par exemple, lors d’un match contre l’Argentine (3-2), l’Égypte a été pénalisée pour un but annulé en raison d’une faute commise quinze secondes plus tôt, à 100 mètres de là.
La controverse autour de la VAR soulève des questions sur son impact sur le jeu et sur l’expérience des spectateurs. La technologie, censée apporter plus de justice, est perçue par certains comme un frein aux émotions du football.
Source : Courrier International.
