La progression de la vacance commerciale ralentit, surtout dans les villes moyennes

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par Emilie Zapalski pour Localtis

Près de la moitié des villes françaises comptant entre 50.000 et 100.000 habitants ont réussi à réduire leur taux de vacance commerciale entre 2019 et 2024, selon une étude de la Fédération des acteurs du commerce dans les territoires (Fact), publiée le 1er décembre 2025. Cette étude, qui s’appuie sur des données de l’Urssaf, de l’Insee et de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad), a analysé 155.000 emplacements commerciaux dans 355 communes françaises.

Ces villes, ciblées par le programme Action cœur de ville, affichent un taux de vacance stabilisé à 10,8%, en légère augmentation par rapport à 10,6% en 2019. Christophe Noël, délégué général de la Fact, souligne que cette dynamique est le fruit d’une mobilisation efficace des collectivités, de l’État et des acteurs du commerce, qui renforcent le rôle central des centres-villes.

Globalement, 37% des villes françaises ont réduit leur vacance commerciale entre 2019 et 2024, contre seulement 12% entre 2014 et 2019. En revanche, les grandes villes de plus de 100.000 habitants ont vu leur taux de vacance augmenter, atteignant 8,7%, bien en dessous de la moyenne nationale de 11%.

Ralentissement de la vacance commerciale en centre-ville

En dehors de l’Ile-de-France, la vacance commerciale en centre-ville continue d’augmenter, mais à un rythme beaucoup plus lent, avec une hausse de 1 point de pourcentage entre 2019 et 2024, contre 3,2 points lors du mandat précédent. À l’inverse, l’Ile-de-France connaît une augmentation plus marquée (+2,6% contre +1,5% précédemment).

Les résultats de l’étude montrent que l’évolution démographique, l’offre d’hébergement touristique et la présence d’enseignes nationales n’influencent pas ces chiffres. Un classement des villes ayant le plus réduit leur vacance commerciale révèle que Cagnes-sur-Mer, Lorient et Asnières-sur-Seine sont en tête pour celles comptant entre 50.000 et 100.000 habitants.

Une offre alimentaire comme facteur de succès

Parmi ces villes, celles qui affichent les meilleurs résultats en matière de vacance commerciale ont une proportion plus élevée de commerces alimentaires (12,9% contre 8% pour les autres). Ce constat illustre l’importance d’une offre variée de commerces de bouche pour la vitalité commerciale. En revanche, ces villes comptent moins de magasins d’habillement (12,7% contre 17,5%).

Dans la catégorie des villes de moins de 25.000 habitants, Redon, Château-Gontier-sur-Mayenne et Mayenne se distinguent par une offre de restauration plus importante, ainsi qu’une meilleure diversité commerciale. Pour les villes de 25.000 à 50.000 habitants, Etampes, Vichy et Montigny-le-Bretonneux montrent également des résultats positifs grâce à une offre alimentaire et de services variée.

Impact sur l’emploi dans le secteur commercial

Au-delà de la vacance commerciale, l’étude révèle que le secteur du commerce et de la restauration a généré plus de 600.000 emplois en 18 ans, avec une augmentation de 26% entre 2006 et 2024, contre 13% pour l’emploi total. Cependant, la croissance des effectifs dépasse celle du nombre d’établissements, qui a augmenté de 12%.

Les secteurs les plus porteurs d’emplois entre 2019 et 2024 incluent la restauration rapide, traditionnelle, ainsi que les boulangeries et supermarchés. En revanche, des pertes d’emplois sont observées dans l’habillement et les hypermarchés. La transformation rapide du commerce nécessite que les investisseurs et les pouvoirs publics s’adaptent à ces évolutions.

Source : Localtis, Fédération des acteurs du commerce dans les territoires (Fact)

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