La trottinette électrique est-elle vraiment écolo ?
Fait principal
La trottinette électrique, souvent perçue comme un moyen de transport écologique, suscite des débats quant à son impact environnemental réel. Bien qu’elle présente des avantages indéniables, des éléments de son cycle de vie remettent en question cette image.
Contexte factuel
À première vue, les trottinettes électriques semblent être une alternative verte. Elles ne polluent pas l’air, fonctionnent silencieusement, et leur utilisation pourrait théoriquement réduire le nombre de voitures en ville. Cependant, des études révèlent que la majorité des utilisateurs de trottinettes électriques auraient effectué leurs trajets à pied ou en transports en commun sans ces engins.
Données ou statistiques
Selon une étude récente, 47 % des utilisateurs de trottinettes auraient effectué le même trajet à pied, 29 % en transports en commun, 9 % à vélo, et seulement 8 % en voiture ou taxi. De plus, en France, seulement 19,4 % de l’électricité provient de sources renouvelables, tandis que 71,7 % est d’origine nucléaire, qui, bien qu’elle n’émette pas de CO₂, génère des déchets dangereux pour des milliers d’années.
Par ailleurs, la production des batteries lithium-ion nécessaires à ces trottinettes pose un problème écologique majeur. L’extraction du lithium, principalement en Bolivie, au Chili et en Chine, nécessite une grande quantité d’eau et génère des polluants. De plus, la collecte et la recharge des trottinettes de location, souvent effectuées par des camionnettes non électriques, représentent 43 % de leur bilan carbone.
Conséquence directe
Ainsi, bien que les trottinettes électriques soient moins polluantes en circulation, leur cycle de vie et leur impact environnemental soulèvent des questions importantes sur leur véritable écologie.
Source : WE DEMAIN 100 % Ado, en collaboration avec Okapi et Phosphore.
