La pression du premier contrôle : ce que les parents transmettent sans le vouloir
La rentrée scolaire est désormais bien entamée, et les premiers contrôles s’annoncent. Pour les élèves, ces évaluations peuvent être perçues comme un moyen d’évaluer leur compréhension des cours. Cependant, pour les parents, elles peuvent susciter des inquiétudes considérables, notamment la peur de l’échec ou du retard scolaire. Cette pression peut, sans le vouloir, influencer les interactions quotidiennes entre parents et enfants.
Le psychanalyste Pascal Anger souligne que cette angoisse se manifeste souvent par des questions répétées sur les devoirs ou des réactions vives face à une mauvaise note. Ces comportements peuvent être interprétés par l’enfant comme une attente de réussite, ce qui peut altérer son rapport à l’évaluation. Anger rappelle que l’enfant ne travaille pas pour ses parents, mais pour lui-même. L’enjeu est d’accepter les difficultés et les erreurs comme des étapes nécessaires à l’apprentissage.
Derrière cette pression, il existe une peur commune chez les parents : celle de voir leur enfant échouer. Cette préoccupation peut les amener à se concentrer sur les résultats plutôt que sur le processus d’apprentissage. Une mauvaise note devient alors un événement à analyser rapidement, sans prendre le temps de comprendre ce que l’enfant a ressenti ou vécu. Anger insiste sur l’importance de se demander si l’enfant a donné le meilleur de lui-même, car une difficulté ponctuelle ne reflète pas nécessairement ses capacités.
Pour aider les enfants à aborder leur premier contrôle sans pression, il est crucial de respecter leurs rythmes et leurs besoins tout en leur inculquant le goût de l’effort. Il est recommandé de ritualiser les moments de devoirs pour éviter qu’ils ne deviennent une source de stress. Le cadre doit permettre de travailler tout en préservant une légèreté. Enfin, il est essentiel de faire comprendre aux enfants qu’une difficulté ne remet pas en question leur capacité à progresser.
Le premier contrôle doit être perçu comme un indicateur des acquis de l’enfant et non comme un jugement de sa valeur personnelle.
Source : Parents.fr

