Estrogen therapy is linked to fewer signs of Alzheimer’s in the brain

Estrogène et Alzheimer : une étude révèle des résultats prometteurs

Une étude récente publiée dans la revue Neurology révèle que les femmes prenant de l’œstrogène comme thérapie hormonale après la ménopause présentent moins de signes neurologiques caractéristiques de la maladie d’Alzheimer après leur décès, par rapport à celles qui n’en prennent pas. Les femmes sont environ deux fois plus susceptibles de développer cette maladie que les hommes.

Les recherches antérieures sur la thérapie hormonale ménopausique ont produit des résultats contradictoires. Certaines études suggèrent que l’œstrogène pourrait protéger contre la démence, alors que d’autres n’ont montré aucun bénéfice, voire des effets néfastes, surtout lorsque le traitement commence après 65 ans. De plus, de nombreuses études se sont basées sur des mes de déclin cognitif ou des tests sanguins, qui sont souvent moins précis que l’analyse post-mortem du cerveau.

Hadi Hosseini, neuroscientifique à l’Université de Stanford, et son équipe ont analysé deux ensembles de données comprenant des mes de plus de 5 000 femmes de plus de 50 ans. Parmi elles, environ 7 % avaient utilisé une thérapie hormonale à base d’œstrogène seul, généralement prescrite aux femmes ayant subi une hystérectomie. Les chercheurs ont examiné trois signes distinctifs de la maladie d’Alzheimer : les plaques amyloïdes, les enchevêtrements neurofibrillaires liés à la protéine tau et les plaques neuritiques. Ces marqueurs sont des indicateurs fiables de la maladie.

Les résultats montrent que les femmes ayant utilisé l’œstrogène avaient 35 % de chances en moins de présenter des marqueurs sévères de la maladie d’Alzheimer lors de l’autopsie. De plus, elles avaient également moins de signes de la maladie durant leur vie, avec des niveaux d’amyloïdes plus faibles dans le sang et le liquide céphalorachidien, ainsi qu’une réduction des pertes de mémoire et du déclin fonctionnel.

Les chercheurs soulignent que ces résultats ne doivent pas être interprétés comme une preuve que la thérapie hormonale prévient la maladie d’Alzheimer, mais encouragent des essais cliniques futurs sur le sujet. Suivre les biomarqueurs et la cognition dès le début de la ménopause pourrait aider à déterminer si la thérapie hormonale a un effet protecteur.

Ces découvertes mettent en lumière l’importance de l’œstrogène pour la santé cérébrale et la longévité.

Source : Neurology (12 août 2023).

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