La saison des chants de cigales en Vaucluse est ouverte
L’été calendaire approche, mais un marqueur des beaux jours est bien là : le chant des cigales résonne dans le Vaucluse. Chaque été, ce son emblématique accompagne les après-midis ensoleillés, mais peu de gens connaissent la vie discrète de ces insectes sous terre.
Les larves de cigales s’alimentent en piquant les racines des plantes, un processus qui dure de 2 à 3 ans pour la cigale grise et jusqu’à six ans pour la cigale plébéienne. Thierry Leroy, responsable scientifique du Naturoptère, souligne que ce ne sont pas les températures estivales qui influencent leur population, mais plutôt les conditions de pluie en hiver et la prédation.
Trois espèces principales à écouter
En France, on recense 21 espèces de cigales, mais trois se distinguent particulièrement dans le Vaucluse :
- Cigale rouge : audible dès le mois de mai.
- Cigale grise : la plus courante et bruyante.
- Cigale plébéienne ou « cigale du peuple » : plus grosse, avec un rythme de chant lent.
Le secret de leur chant
Les mâles produisent un chant qui peut atteindre plus de 100 décibels grâce à un organe spécialisé appelé cymbale, situé de part et d’autre de leur abdomen. Ce mécanisme peut se répéter entre 300 et 900 fois par seconde, créant un son unique pour chaque espèce. Les cymbales servent à délimiter le territoire et à attirer les femelles, qui possèdent des tympans sur leur abdomen pour détecter ces chants.
Où écouter les cigales
Pour profiter de leur chant, il suffit de chercher des arbres tels que les platanes ou les cyprès, où les cigales adultes se nourrissent de sève. Le meilleur moment pour les entendre est lorsque la chaleur est agréable, car elles deviennent plus discrètes lors des fortes chaleurs.
Merci à Thierry Leroy, responsable scientifique du Naturoptère, pour ses précieuses informations. Pour suivre les actualités du Naturoptère, consultez www.naturoptere.fr.
