La Russie, la « Troisième Rome » : Héritière d’une légende
La Russie, en particulier la Moscovie, s’est proclamée héritière de l’Empire romain, une affirmation qui soulève de nombreuses interrogations sur la légitimité d’une telle revendication. Cette doctrine, connue sous le nom de « Troisième Rome », a été formulée par le moine Philothée de Pskov au XVe siècle, après la chute de Constantinople en 1453. Selon cette doctrine, Moscou est perçue comme le dernier bastion du christianisme orthodoxe, succédant ainsi à Rome et à Constantinople.
Contexte factuel
L’idée de la « Troisième Rome » émerge dans un contexte où l’Empire byzantin est en déclin, et où la Russie cherche à renforcer son identité religieuse et politique. Philothée de Pskov soutient que, suite à la chute de Constantinople, il ne peut exister qu’un seul Empire chrétien, et que ce rôle échoit à la Moscovie. Cette vision a contribué à façonner l’identité russe, associant la grandeur de l’Empire romain à la mission divine de la Russie.
Données ou statistiques
Aucune statistique officielle récente n’est disponible pour étayer les implications de cette doctrine sur la société russe contemporaine. Toutefois, il est pertinent de noter que l’influence de cette légende se manifeste encore dans la politique et la culture russes, comme en témoigne le discours de certains dirigeants qui évoquent la continuité historique entre la Russie moderne et ses ancêtres impériaux.
Conséquence directe
Cette auto-proclamation de Moscou comme « Troisième Rome » a des répercussions profondes sur la vision du monde de la Russie, influençant ses relations internationales et sa position dans le monde chrétien orthodoxe.
Source : Revue Conflits
