La ressourcerie Chrysalide à Saint-Étienne ouvre un nouveau site de 2 300 m² pour ses activités.

À Saint-Étienne, la ressourcerie Chrysalide investit dans un nouveau site de 2 300 m²

Chrysalide s’agrandit à Saint-Étienne avec un nouveau site de 2 300 m²

La ressourcerie Chrysalide change d’échelle à Saint-Étienne. Après une quinzaine d’années passées rue du Colonel-Marey, l’association prépare son installation au 21 rue Victor-Grignard, dans un ancien bâtiment industriel. Le déménagement est prévu entre fin septembre et début octobre 2026. Chrysalide a acquis le nouveau site après avoir cherché pendant plusieurs années une solution à l’exiguïté de ses locaux actuels.

La nouvelle implantation représente une surface totale d’environ 2 300 m², répartie entre 2 000 m² de plain-pied, destinés aux ateliers et aux activités de vente, et 300 m² de bureaux à l’étage.

Une quarantaine de personnes employées

Créée en 2003, Chrysalide est à la fois une ressourcerie et un atelier-chantier d’insertion. La structure accompagne des personnes éloignées de l’emploi tout en développant des activités de collecte, de tri, de réemploi et de vente de produits de seconde main. Elle emploie aujourd’hui environ 40 personnes, dont six salariés permanents. À titre de comparaison, la structure comptait 31 salariés en 2024, selon Le Progrès.

Le changement de site doit notamment permettre de disposer de davantage d’espace pour accompagner la montée en puissance des activités et améliorer les conditions logistiques de collecte, de stockage et de redistribution. Le montant de l’acquisition et des investissements nécessaires à l’aménagement du nouveau bâtiment n’est pas précisé dans les informations disponibles.

230 conteneurs textiles gérés

L’activité de Chrysalide dépasse la seule boutique de seconde main. L’association intervient notamment dans la collecte textile en partenariat avec Le Relais 42 et gère 230 conteneurs. Le réemploi représente historiquement des volumes importants pour la structure. En 2023, Chrysalide avait réutilisé environ 1 000 tonnes d’objets, tandis que l’association indiquait avoir collecté 7 000 tonnes de textile en vingt ans.

Cette activité associe objectif environnemental et insertion professionnelle : les salariés en parcours d’insertion bénéficient de contrats à durée déterminée, de formations et de mises en situation destinées à faciliter leur retour vers l’emploi.

L’upcycling textile comme axe de développement

Le nouveau bâtiment doit également donner davantage de capacité à Chrysalide pour développer des activités à plus forte valeur ajoutée, notamment autour de l’upcycling. L’association a déjà créé Obake, une marque d’accessoires fabriqués à Saint-Étienne à partir de textiles récupérés. Elle commercialise notamment des sacs, bananes, bobs et autres accessoires issus du réemploi.

Cette diversification permet à Chrysalide de ne plus limiter son modèle économique à la collecte et à la revente d’objets d’occasion, mais également de transformer une partie des matières récupérées en nouveaux produits. Le Département de la Loire soutient par ailleurs la structure à hauteur de 36 900 euros par an, selon des données publiées en 2025.

Avec l’acquisition de ses nouveaux locaux, Chrysalide entend ainsi consolider son modèle à la croisée de l’économie circulaire, du réemploi et de l’insertion professionnelle, tout en augmentant ses capacités à Saint-Étienne.

Source : Le Progrès

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