Hugh Jackman dans « On l’appelait Robin des Bois » : Une vision sombre du héros légendaire
Le film « On l’appelait Robin des Bois », réalisé par Michael Sarnoski, sortira en salles ce mercredi 1er juillet. Contrairement aux adaptations traditionnelles, cette version présente un Robin des Bois bien éloigné du héros joyeux qui vole aux riches pour donner aux pauvres.
Dans ce long-métrage, Hugh Jackman incarne un Robin vieillissant, reclus dans une grotte isolée. Ce personnage, loin d’être un bienfaiteur, est dépeint comme un homme ayant commis des actes de violence et de cruauté tout au long de sa vie, oubliant les visages de ses victimes. Le film commence par une séquence particulièrement violente où Robin retrouve Petit Jean, interprété par Bill Skarsgard, dans une quête vengeresse.
Blessé, Robin se retrouve sur une île où il croise Brigid, une religieuse jouée par Jodie Comer, qui aide véritablement ceux dans le besoin. Ce retournement de situation pousse Robin à entamer une introspection douloureuse, modifiant ainsi le ton du film.
« On l’appelait Robin des Bois » ne s’inscrit pas dans la catégorie des films d’aventure classiques. Les premières trente minutes sont marquées par l’action, mais le récit évolue vers une exploration de la rédemption et du poids du passé. Le réalisateur, connu pour son approche audacieuse dans des films comme « Pig », réussit à créer une tension palpable à travers les dialogues et les interactions entre les personnages.
Le film, tourné en Irlande du Nord, bénéficie d’une photographie remarquable qui met en valeur des paysages sublimes, renforçant l’atmosphère introspective de l’œuvre. Jackman livre une performance intense, comparable à son rôle dans « Prisoners » de Denis Villeneuve.
Hormis un dernier quart d’heure jugé un peu long, « On l’appelait Robin des Bois » se présente comme une adaptation originale et audacieuse du mythe, qui pourrait diviser le public. Cependant, il est certain qu’elle ne laissera personne indifférent.
Source : HuffPost.
