La Région bruxelloise se penche sur le phénomène ‘No Kids’
Le 8 juillet dernier, le Parlement bruxellois a voté à l’unanimité une proposition de résolution déposée par le parti Ecolo, visant à mieux protéger les enfants contre les discriminations. Ce texte, porté par la députée Margaux De Ré, a pour objectif de faire respecter la législation anti-discrimination existante, de surveiller l’évolution du phénomène « No Kids » et de faciliter le signalement de ce type de pratique.
Margaux De Ré a été inspirée par sa propre expérience, ayant été refusée dans un restaurant en raison de la présence de son bébé. Dans une déclaration pour Les Grenades, elle a expliqué : « Je suis présente dans des groupes de mamans, j’ai posé la question autour de moi et je me suis rendu compte que mon cas n’était pas exceptionnel : un grand nombre de mères a déjà connu l’expérience de ne pas pouvoir accéder à un endroit avec son enfant. » Elle a identifié trois types d’établissements : ceux qui interdisent clairement l’accès aux enfants, ceux qui ne le précisent pas mais ne sont pas accessibles, et ceux qui accueillent les enfants avec des espaces adaptés.
Le texte voté ne prévoit pas d’amende pour les établissements « No Kids », mais vise à renforcer le cadre légal existant afin de protéger les droits des enfants. Margaux De Ré a également suggéré que les enfants puissent participer à des marches exploratoires pour certains projets publics, soulignant qu’un·e bruxellois·e sur cinq est mineur·e.
La députée a reconnu la nécessité d’avoir des espaces calmes, tout en appelant à ne pas stigmatiser les enfants : « Le bruit n’est pas l’apanage des enfants… beaucoup d’adultes sont bruyants. » Elle a cité des initiatives, comme celle de la SNCB proposant des wagons silencieux, qui pourraient répondre à cette demande de tranquillité.
Margaux De Ré a également souligné que considérer tous les enfants comme des sources de nuisances est un « stéréotype ». Elle a insisté sur la vulnérabilité de cette population, affirmant qu’ils ont besoin d’un cadre juridique solide pour garantir leur protection.
Source : RTBF