La préfecture demande « immédiatement » des mes d’urgence à l’usine Fibre Excellence de Tarascon
La préfecture des Bouches-du-Rhône a demandé au liquidateur judiciaire de l’usine de pâte à papier Fibre Excellence de prendre des mes d’urgence, affirmant que la sécurité du site n’était « plus correctement assurée ». Cette situation est survenue après la liquidation judiciaire de l’usine, qui a conduit à l’arrêt de certaines installations électriques, mettant en danger les systèmes de sécurité.
L’arrêt début septembre des installations, contre l’avis des anciens salariés, a conduit à une mise à l’arrêt partielle du système de défense incendie et de la station d’épuration de l’usine. Cette dernière est essentielle pour recueillir les rejets accidentels de produits chimiques dans le Rhône.
Le 1er septembre, un incident a déjà eu lieu avec le déversement de 50 m³ de « liqueur noire » dans une zone de rétention et 6 m³ dans la station d’épuration, désormais hors d’usage. La préfecture a noté que la présence de 11 tonnes de bois et de divers produits chimiques, tels que du peroxyde d’hydrogène, du propane ou du fioul lourd, sur le site, augmente les risques d’incendie et de pollution.
Jean-Michel Bulinge, délégué syndical CGT, a exprimé sa préoccupation, soulignant que le liquidateur judiciaire « met en danger les personnes ». Depuis la mise en liquidation le 29 juillet, une quarantaine de salariés se sont relayés 24 heures sur 24 pour asr la sécurité jusqu’à la fin de leur contrat fin août. Les syndicats demandent maintenant l’implication d’anciens salariés dans les opérations de sécurisation.
Des agents de la Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (Dreal) procéderont à une inspection du site pour vérifier la mise en œuvre des mes de sécurité. En cas de non-conformité, des amendes administratives allant jusqu’à 45 000 euros pourraient être imposées, avec un montant additionnel de 4 500 euros par jour de retard.
Source : AFP.

