La sécurité du site Fibre Excellence à Tarascon compromise, alerte la préfecture
La préfecture des Bouches-du-Rhône a exprimé des préoccupations majeures concernant la sécurité de l’usine Fibre Excellence à Tarascon, affirmant qu’elle n’est désormais « plus correctement assurée ». Dans un courrier adressé à l’administrateur de l’usine de pâte à papier, la préfecture a signalé des « risques incendie et de pollution » et a annoncé qu’une inspection du site aura lieu ce vendredi. Elle exige que des mes de mise en sécurité soient mises en œuvre par l’entreprise responsable, sous peine d’amendes.
Cette situation fait suite à l’arrêt, début septembre, de certaines installations électriques par le liquidateur judiciaire, ce qui a conduit à une mise à l’arrêt partielle du système de défense incendie et de la station d’épuration de l’usine. Cette station est essentielle pour recueillir les rejets accidentels de produits chimiques dans le Rhône. Le 1er septembre, un incident a été rapporté, avec le déversement accidentel de 50 m³ de « liqueur noire » dans une zone de rétention et de 6 m³ dans cette station d’épuration, désormais hors d’usage.
La préfecture a alerté que la présence de 11 tonnes de bois et de divers produits chimiques, notamment du peroxyde d’hydrogène, du propane et du fioul lourd, sur le site, augmente le risque d’incidents environnementaux. Elle a ordonné au liquidateur de rétablir immédiatement les mes de sécurité. Des agents de la Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (Dreal) seront présents pour vérifier la mise en œuvre des mes exigées. En cas de non-conformité, des amendes administratives pouvant atteindre 45 000 euros et 4 500 euros par jour de retard pourraient être appliquées.
Les syndicats, représentés par le délégué CGT Jean-Michel Bulinge, ont exprimé leur inquiétude face à la gestion actuelle du site, soulignant que les mes de sécurité sont insuffisantes. Depuis la mise en liquidation de l’usine fin juillet, une quarantaine d’anciens salariés ont assuré la sécurité des installations jusqu’à fin août. Les syndicats demandent que plusieurs anciens employés soient impliqués dans les opérations de sécurisation pour atténuer les risques.
La situation de l’usine Fibre Excellence, qui a été placée en redressement judiciaire fin avril, est particulièrement préoccupante, alors que le tribunal de commerce doit examiner le sort de l’usine de Saint-Gaudens le 8 septembre.
Source : AFP.

