En politique suisse, la polarisation gagne du terrain mais reste limitée en comparaison internationale
Partout, les parlements s’enflamment. En France, la polarisation a été multipliée par six en vingt ans, avec des interventions exprimant colère, dégoût ou peur. Cette tendance est nettement moins marquée en Suisse. En partenariat avec DemoSquare et l’Université de Zurich, « Le Temps » a passé au crible près de 200 000 discours prononcés à Berne depuis 1999.
Le conseiller national UDC Andreas Glarner a récemment exprimé des préoccupations concernant la sécurité publique, déclarant que « nos femmes ne sont plus en sécurité la nuit », tout en évoquant un sentiment d’inconfort parmi les hommes dans certaines situations sociales. Il a également lié ces inquiétudes à une crise potentielle de l’approvisionnement en électricité, tout en défendant l’initiative de son parti « Pas de Suisse à 10 millions! », soumise au vote le 14 juin.
D’un autre côté, le conseiller national Baptiste Hurni (PS/NE) a exprimé sa colère face à la révision du droit du bail, dénonçant une prétendue destruction de la protection des locataires. Il a qualifié cette démarche de « technique d’un infect salami », affirmant que les droits des locataires sont attaqués et fragilisés.
Ces exemples illustrent une polarisation croissante au sein du paysage politique suisse, bien que celle-ci demeure moins intense que dans d’autres pays européens.
Source : « Le Temps » en partenariat avec DemoSquare et l’Université de Zurich.