C’est le Jour du dépassement : la planète vit à crédit écologique
À partir de ce jeudi 30 juillet, la Terre a épuisé l’ensemble de ses ressources renouvelables pour l’année, selon le Global Footprint Network. En effet, en seulement sept mois, l’Humanité a consommé ce que la planète peut produire en un an en matière d’eau, de terres cultivables, de forêts, d’élevage, de pêche et d’énergie, pour répondre à ses besoins quotidiens.
Une date chaque année plus précoce
Le Jour du dépassement mondial, qui a lieu cette année le 30 juillet, intervient six jours plus tard qu’en 2025. Toutefois, cette légère amélioration est trompeuse. En réalité, la capacité des océans à absorber le carbone a été réévaluée à la hausse, tandis que notre dette écologique continue de se creuser. Nous consommons les ressources naturelles 73 % plus rapidement que ce que les écosystèmes peuvent régénérer, ce qui équivaut à utiliser 1,73 planète Terre. À titre de comparaison, le dépassement mondial avait eu lieu le 25 décembre en 1971, le 18 octobre en 1990, le 17 septembre en 2000, et le 10 août en 2010.
La France mauvaise élève
Face à cette situation, le Global Footprint Network et Greenings alertent sur le fait que « la plupart des pays restent mal préparés ». Une réduction de 50 % des émissions de CO2 issues des combustibles fossiles pourrait permettre de retarder le paiement des intérêts de la dette écologique de trois mois. En France, le Jour de dépassement a été atteint le 24 avril, plaçant le pays parmi les plus gros consommateurs de ressources planétaires, devant l’Allemagne (10 mai), le Royaume-Uni (22 mai) et l’Espagne (4 juin).
Chacun peut agir
Dans un contexte de sécheresse touchant une large partie du pays, le WWF a publié une étude intitulée « L’eau que nous mangeons ». Cette étude souligne que les besoins en eau pour boire, cuisiner ou se laver s’élèvent à 150 litres par jour et par personne. En tenant compte de l’eau nécessaire à la production des biens consommés, l’empreinte atteint 500 litres par jour, dont la moitié est directement liée à l’alimentation.
Jean Burkard, directeur du plaidoyer au WWF France, affirme que la préservation des ressources naturelles nécessite des politiques publiques ambitieuses, mais dépend également des choix individuels. Une alimentation moins carnée et plus riche en légumes et légumineuses pourrait être un premier pas vers un changement significatif.
Source : Global Footprint Network, WWF France.

