Et si la vie n'était pas un accident mais une conséquence des lois de la physique ?

Et si la vie n’était pas un accident, mais une conséquence des lois de la physique ?

L’origine de la vie sur Terre demeure l’une des questions les plus fascinantes de la science. Des scénarios variés ont été envisagés, allant des évents hydrothermaux aux conditions extrêmes des profondeurs océaniques. Cependant, une nouvelle approche suggère que l’entropie, cette me du désordre dans un système, pourrait jouer un rôle déterminant dans l’émergence de la vie.

Le physicien américain Jeremy England a proposé une théorie selon laquelle la vie pourrait être une manifestation de l’entropie. Contrairement à l’idée selon laquelle la vie contredirait la seconde loi de la thermodynamique, qui stipule que l’entropie d’un système fermé augmente toujours, England affirme que la vie n’est pas en contradiction avec cette loi. En fait, elle exploiterait l’énergie de son environnement pour réduire temporairement son propre désordre, créant ainsi un état d’ordre transitoire.

Dans les systèmes fermés, l’entropie augmente avec le temps, menant à un désordre maximal. En revanche, sur Terre, un système ouvert où l’énergie peut être échangée avec l’environnement, la vie pourrait émerger en utilisant cette énergie pour diminuer temporairement son entropie interne.

Pour illustrer cette théorie, prenons l’exemple d’un tas de sable. Au départ, le sable est très désordonné. En utilisant de l’énergie pour construire un château de sable, on réduit temporairement l’entropie du système. Cependant, sans apport d’énergie, les vagues ou le vent le ramèneront à son état initial de désordre.

De la même manière, la vie sur Terre utilise l’énergie solaire pour maintenir des structures complexes, comme les cellules. Cette réduction d’entropie nécessite un apport constant d’énergie pour être soutenue. Ainsi, la vie pourrait s’inscrire dans le cadre de la seconde loi de la thermodynamique, en utilisant l’énergie disponible pour contrer l’entropie.

Pour tester sa théorie, Jeremy England a mené des simulations informatiques modélisant des environnements complexes avec différents niveaux d’énergie. Ces recherches ont montré que certains systèmes peuvent spontanément se réorganiser en structures plus complexes, renforçant l’idée que l’entropie pourrait être un moteur de l’évolution de la vie.

Bien que cette théorie soit intrigante, elle suscite des débats parmi les scientifiques, certains remettant en question ses fondements et appelant à des recherches supplémentaires. Si elle s’avère correcte, elle pourrait révolutionner notre compréhension de l’origine de la vie, suggérant que des formes de vie pourraient exister ailleurs dans l’univers, dans des environnements similaires à ceux de la Terre.

Source : SciencePost

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