La Papaline d’Avignon : l’absence de papes parmi ses dégustateurs expliquée.

La Papaline d’Avignon : pourquoi les papes n’y ont jamais goûté !

La Papaline d’Avignon : pourquoi les papes n’y ont jamais goûté

Avec sa robe rose hérissée et son cœur de liqueur, la Papaline semble sortie du Moyen Âge. Elle est pourtant née en 1960, plus de six siècles après l’installation des papes à Avignon. Son nom évoque immédiatement le Palais des papes, les cardinaux et le XIVe siècle. Pourtant, ni Clément V ni Jean XXII n’ont jamais goûté de Papaline d’Avignon.

La confiserie a été créée en 1960 par le Syndicat des maîtres-pâtissiers de Vaucluse. L’objectif était d’imaginer une spécialité locale capable de raconter Avignon. Son nom rend hommage à l’histoire pontificale de la ville et sa couleur rose rappelle la tenue des cardinaux.

Un cœur beaucoup plus ancien

La Papaline est formée de deux fines couches de chocolat qui retiennent un cœur liquide : la liqueur d’Origan du Comtat. Cette liqueur est bien antérieure à la confiserie, puisque sa création remonte à 1870. Malgré son nom, la liqueur ne repose pas sur l’origan seul. Sa recette associe une soixantaine de plantes aromatiques, liées au pied du mont Ventoux, ainsi que du miel de Provence. Macération, infusion et distillation donnent naissance au parfum herbacé qui distingue la Papaline d’un simple chocolat à la liqueur.

Pourquoi ressemble-t-elle à un petit chardon ?

La fabrication de la Papaline demande plusieurs étapes. La liqueur est d’abord enfermée dans une fine coque de sucre cristallisé. Un premier enrobage de chocolat consolide l’ensemble, puis une seconde couche, teintée de rose, habille la confiserie. Avant que le chocolat ne durcisse, une brosse soulève sa surface et forme les petites pointes caractéristiques, donnant à la Papaline l’apparence d’un minuscule chardon.

La production est aujourd’hui centrée à Morières-lès-Avignon, notamment à la Maison Lesage, et les Papalines sont commercialisées par des artisans et des boutiques du Vaucluse. Cette spécialité reste donc intimement liée à son territoire. Elle raconte les papes sans avoir connu leur époque, le Ventoux sans quitter sa boîte et la Provence dans une bouchée.

Source : ici.fr

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