La NASA vise une base lunaire d’ici 2029, avec un défi technique crucial testé au Dakota du Nord
Pour établir une base lunaire d’ici 2029, la NASA doit s’attaquer à un problème souvent négligé : la gestion des déchets humains. Des étudiants de l’Université du Dakota du Nord testent actuellement une remorque mobile équipée de trois bioréacteurs, conçus pour transformer les excréments des astronautes en eau d’irrigation et en nourriture pour les plantes.
Dans l’espace, chaque gramme compte, et chaque ressource doit être valorisée. Ainsi, l’urine, les matières fécales et les eaux de douche ne peuvent pas être simplement éliminées. Le système de traitement des déchets, qui s’inscrit dans un projet plus large de colonisation lunaire, est essentiel pour asr une présence humaine durable sur la Lune.
Le dispositif testé me 2,60 mètres sur 7,30 mètres et sépare les déchets en trois flux : matières fécales, urine et eaux grises. Cette séparation est cruciale car chaque type de déchet présente des concentrations différentes en nutriments, ce qui améliore l’efficacité du traitement. Le bioréacteur dédié aux matières fécales produit une eau riche en nutriments, utilisée pour irriguer un jardin vertical intégré à la remorque.
Les astronautes utiliseront les toilettes de manière similaire à celles de la Station spatiale internationale, le système séparant automatiquement les déchets sans intervention humaine. Actuellement, des doctorants testent le système en conditions réelles pour évaluer sa fiabilité et sa capacité à gérer de véritables déchets humains.
L’évolution de la gestion des déchets dans l’espace est significative. Pendant les missions Apollo des années 1960, les astronautes laissaient leurs déchets sur la Lune dans des sacs plastiques, au nombre de 96, toujours présents aujourd’hui. En revanche, la NASA a récemment atteint un taux de recyclage de près de 98 % des ressources à bord de la Station spatiale internationale.
À l’approche de 2029, chaque avancée technologique, même celles qui semblent moins spectaculaires, est cruciale pour la survie des missions lunaires. Les tests en cours au Dakota du Nord pourraient déterminer la faisabilité de la vie humaine sur la Lune et, par la suite, sur Mars.
Source : Science Post
