Avant de partir vers Mars, le chef de la NASA veut transformer la Lune en terrain d'essai pour ses missions habitées

La NASA prépare une mission vers Mars en utilisant la Lune comme terrain d’essai

La NASA se prépare à réaliser le voyage le plus long jamais entrepris par des humains : une mission vers Mars d’une durée de deux ans. Toutefois, cette ambitieuse expédition dépend de plusieurs avancées technologiques que l’agence n’a pas encore maîtrisées.

Une mission vers Mars se prépare d’abord sur la Lune

Avant d’envoyer un équipage sur la planète rouge, l’agence américaine projette de transformer la Lune en banc d’essai grandeur nature. Selon un point presse de la NASA, tenu le 30 juin 2026 par son administrateur Jared Isaacman, l’agence est en train de construire une base lunaire qui servira de répétition générale avant le départ vers Mars. Cette stratégie, présentée depuis Washington, s’inspire des méthodes des années 1960, privilégiant un apprentissage par étapes plutôt qu’un saut direct.

Le pôle sud de la Lune est le principal site d’intérêt, car il contient de la glace d’eau, une ressource cruciale pour fournir de l’oxygène et du carburant aux futurs explorateurs. Pour tester les technologies nécessaires, l’agence multiplie les missions robotiques et a confié quatre nouvelles livraisons à trois entreprises privées : Astrobotic, Firefly Aerospace et Intuitive Machines, qui déposeront des instruments d’ici fin 2028.

Ces contrats s’élèvent à environ 590 millions de dollars (près de 545 millions d’euros), avec Astrobotic recevant la plus grande part pour deux livraisons distinctes. Chaque atterrisseur transportera également plusieurs charges utiles de la NASA, préparant ainsi le terrain pour l’arrivée des astronautes.

Un rover conçu pour Mars pourrait rejoindre notre satellite

En parallèle, la NASA envisage de détourner un rover initialement conçu pour Mars, dénommé PROMISE, qui est un jumeau technique des rovers martiens Perseverance et Curiosity. Ce véhicule, construit au laboratoire JPL en Californie, fonctionne grâce à un générateur nucléaire à radioisotope, ce qui lui permet de ne pas dépendre de l’énergie solaire, un atout pour survivre à la longue nuit lunaire. L’agence étudie son envoi vers le pôle sud pour cartographier le sol et identifier des ressources, bien que cette décision ne soit pas encore prise.

Le chemin vers une mission vers Mars reste semé d’obstacles

Chaque test lunaire vise à réduire les risques d’un futur voyage habité. Un aller-retour vers Mars prendrait environ deux ans, engendrant des défis tels que l’isolement, les radiations et l’absence de secours rapide. La proximité de la Lune, à seulement trois jours de la Terre, permet de simuler ces conditions critiques. En cas de problème technique ou médical, un incident sur la Lune permettrait une intervention, ce qui ne sera pas possible lors d’une mission vers Mars.

La NASA n’a pas encore fixé de date précise pour le départ, le calendrier étant tributaire des budgets et des avancées réalisées sur la Lune. En attendant, l’agence augmente le rythme de ses missions lunaires, marquant ainsi les premiers pas vers une empreinte durable sur notre satellite.

Source : NASA

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