Sont-ils partout sans qu’on les voie ? La NASA a découvert un méga trou noir « orphelin » là où personne ne l’attendait
Une équipe de chercheurs de l’université du Maryland et du Goddard Space Flight Center de la NASA a récemment mis en lumière l’existence d’un trou noir supermassif « orphelin », observé en périphérie d’une galaxie, ce qui constitue une première dans le domaine de l’astrophysique. Ce trou noir, qui se nourrit d’étoiles errantes, a été détecté grâce à une nouvelle méthode d’observation utilisant l’intelligence artificielle.
Les trous noirs supermassifs sont généralement localisés au cœur des galaxies, où ils peuvent absorber une grande quantité de matière. Cependant, ceux qualifiés d’« orphelins » errent à la périphérie, dévorant moins fréquemment les étoiles qui croisent leur chemin. Avant cette découverte, les astronomes n’avaient jamais réussi à observer ces entités.
Une découverte inédite
L’événement a été enregistré pour la première fois il y a plusieurs mois, lorsqu’une augmentation inhabituelle de luminosité a été détectée dans une galaxie située à environ 750 millions d’années-lumière de la Terre. Pendant un certain temps, ce flash a émis une intensité comparable à celle de 10 milliards de soleils. Les chercheurs ont déterminé que ce phénomène était dû à un événement de rupture par effet de marée, où un trou noir d’une masse d’environ un million de fois celle du Soleil a déchiqueté une étoile.
Les astronomes ont utilisé divers instruments pour confirmer la température intense du signal, évaluée à environ 30 000 °C, et ont établi que l’événement s’était produit à plus de 30 000 années-lumière du centre de sa galaxie hôte.
Implications de la découverte
Cette découverte soulève des questions sur la formation et l’évolution des trous noirs supermassifs errants. Les chercheurs envisagent que ce trou noir pourrait résulter d’une collision galactique, possiblement après la fusion de plusieurs galaxies, entraînant l’éjection de l’un de leurs trous noirs centraux.
Les scientifiques prévoient d’appliquer cette nouvelle technique d’observation pour détecter d’autres étoiles en cours de désintégration à l’aide des données de l’observatoire Vera C. Rubin récemment inauguré, ainsi que du futur télescope spatial Nancy Grace Roman de la NASA. Cela pourrait aider à estimer combien de ces trous noirs errants se cachent dans l’univers.
Cette avancée dans la compréhension des trous noirs pourrait également avoir des implications pour notre connaissance des galaxies et de leur évolution.
Source : NASA, The Astrophysical Journal Letters.


