La solidité de l’économie mondiale est frappante
L’économie mondiale continue de démontrer une résilience remarquable face à une succession de crises, selon Pierre-Olivier Gourinchas, chef-économiste du FMI. Dans un entretien accordé à l’AFP, il a souligné que malgré les chocs récents, les échanges commerciaux n’ont pas chuté de manière significative. Gourinchas a déclaré que « la mondialisation n’est pas morte », bien qu’elle ait évolué vers une nouvelle phase.
Depuis le début de la pandémie de Covid-19, l’économie mondiale a été confrontée à plusieurs défis majeurs. Gourinchas, qui quittera le FMI le 30 juin pour rejoindre l’université de Berkeley, a noté que certains pays, comme les États-Unis, cherchent à réduire leur dépendance au commerce mondial. Cependant, il a averti que cette approche n’est pas durable. « Un pays ne peut pas développer son industrie juste pour lui-même », a-t-il affirmé.
Il a également observé que d’autres pays, tels que le Mexique et le Vietnam, ont su s’intégrer dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. Cette adaptation a permis de maintenir un niveau élevé de commerce international. Toutefois, il a exprimé des préoccupations concernant un ralentissement structurel de la croissance mondiale, ce qui pourrait freiner le développement des pays émergents.
En ce qui concerne les tendances commerciales, Gourinchas a noté une volonté croissante de limiter les échanges bilatéraux entre la Chine et les États-Unis. Cela a conduit à des opportunités pour d’autres acteurs, mais a également restreint certains espaces commerciaux, en particulier en raison de l’importance croissante des exportations chinoises.
Le FMI s’apprête à publier une mise à jour de son rapport annuel sur l’économie mondiale. Malgré la solidité observée, la croissance a été plus faible depuis 2020, une tendance qui pourrait poser des risques à long terme pour les pays en développement.
En somme, bien que l’économie mondiale montre des signes de robustesse, des défis structurels persistent, menaçant potentiellement la croissance future des économies émergentes.
Source : AFP
