Perte de contrôle pour la mission LINK de la NASA
La NASA fait face à une situation inattendue avec sa mission LINK, lancée le 3 juillet dernier pour sauver le télescope spatial Neil Gehrels Swift. Ce vaisseau expérimental, développé par Katalyst Space Technologies, avait pour objectif d’effectuer une manœuvre de secours, évaluée à 30 millions de dollars, pour prolonger la durée de vie de Swift, dont l’orbite est en déclin depuis plusieurs années. Toutefois, quelques semaines après son lancement, le vaisseau lui-même est maintenant en détresse.
Selon un communiqué de la NASA, LINK rencontre des problèmes de contrôle d’attitude. La sonde a commencé à tourner sur elle-même, ce qui a entraîné des communications intermittentes avec le centre de contrôle. Les premières analyses montrent que deux des trois roues de réaction, essentielles pour la stabilisation et l’orientation du vaisseau, sont hors service. De plus, le système de propulseurs à gaz froid présente une perte partielle de fonctionnalité.
Cette situation est d’autant plus ironique que le télescope Swift avait lui-même été mis en mode de sécurité en 2022 en raison d’un problème similaire sur l’une de ses roues de réaction.
Malgré ces complications, les équipes de la NASA et de Katalyst Space continuent de travailler sur une manœuvre délicate pour stabiliser LINK en utilisant sa propulsion électrique. Si cette manœuvre réussit, il sera nécessaire d’évaluer si le vaisseau pourra toujours remplir sa mission initiale, qui consiste à cartographier Swift et à déployer des bras robotiques pour le saisir.
L’observatoire Swift, lancé en 2004 pour un coût de 250 millions de dollars, est un acteur majeur de l’astrophysique moderne, ayant notamment enregistré le sursaut gamma « BOAT » en 2022. En l’absence d’intervention, le satellite risque une rentrée atmosphérique destructrice dans un avenir proche.
La mission LINK représente un tournant pour la NASA, qui cherche à externaliser des missions légères au secteur privé pour prolonger la durée de vie des infrastructures spatiales. Cet incident souligne les défis technologiques complexes liés au service et à la maintenance en orbite basse.
Source : NASA.


