Pourquoi la mission de sauvetage du télescope Swift part des Îles Marshall ?
Pour sauver le télescope spatial Swift d’une destruction certaine, une mission de remorquage privée s’apprête à décoller fin juin 2026. Mais au lieu de partir de la mythique base de Cap Canaveral, la fusée s’élancera au-dessus de l’atoll Kwajalein, situé dans la république des Îles Marshall, à plus de 3 500 km au nord-est de l’Australie.
Le télescope spatial Swift de la NASA perd de l’altitude depuis plusieurs années. Si aucune intervention n’est effectuée, il risque de se désintégrer en rentrant dans l’atmosphère. La solution envisagée consiste à envoyer un remorqueur spatial pour attraper le télescope et rehausser son orbite.
Pour une mission d’une telle importance, on pourrait s’attendre à ce que l’engin construit par la startup Katalyst Space parte depuis un site de lancement éprouvé, comme en Floride ou en Californie. Cependant, la décision de lancer depuis l’atoll Kwajalein n’est pas fortuite. Ce choix est lié aux caractéristiques orbitales spécifiques du télescope Swift, permettant d’éviter des manœuvres complexes qui seraient coûteuses en carburant.
La mission repose sur le fait que Swift évolue sur une orbite à faible inclinaison par rapport à l’équateur de la Terre. Lancer un engin depuis le sol américain nécessiterait des ajustements importants une fois en orbite. En revanche, en décollant près de l’équateur, le véhicule de sauvetage et la fusée Pegasus XL peuvent atteindre Swift plus facilement.
Le lanceur Pegasus XL, conçu pour être largué en vol depuis un avion gros-porteur, offre une flexibilité géographique. Ce mode de lancement permet de partir depuis des pistes d’aéroport, ce qui est un atout majeur pour cette mission.
L’atoll Kwajalein a été choisi également pour sa piste d’atterrissage adaptée et son emplacement stratégique, facilitant l’insertion du véhicule Link dans l’orbite de Swift. En larguant la fusée dans cette zone, les étages retomberont en toute sécurité dans l’océan, tandis que le remorqueur se positionnera directement dans le bon sillage.
En résumé, le choix des Îles Marshall pour le lancement de cette mission de sauvetage est motivé par des considérations techniques et logistiques, visant à optimiser l’efficacité de l’opération.
Source : Numerama
