La Métropole célèbre l’excellence scientifique au féminin
À l’occasion de la « Journée internationale des femmes et des filles de science », qui s’est tenue le mercredi 11 février, trois jeunes post-doctorantes ont été récompensées par le prix « Femmes et sciences – Jeunes chercheuses » lors d’une cérémonie au Pharo. Ce prix, lancé en 2025 par la Métropole Aix-Marseille-Provence, a pour objectif de soutenir les femmes dans le domaine de la recherche, où leur représentation demeure insuffisante, notamment à des niveaux de responsabilité et de reconnaissance.
Cette année, 19 candidatures ont été soumises, illustrant la vitalité de l’écosystème de recherche de la métropole. Le jury a évalué les projets sur leur excellence scientifique, leur caractère innovant, leur potentiel de développement, ainsi que l’engagement et le parcours des candidates. À l’issue des délibérations, trois lauréates ont été retenues pour la rigueur et l’originalité de leurs travaux.
Lucía Gandarias a été primée dans le domaine des sciences de la vie et de la santé. Elle est affiliée à l’Institut des biosciences et biotechnologies d’Aix-Marseille (BIAM – CEA / CNRS / AMU) et développe des biomatériaux intelligents pour la médecine régénérative. Son objectif est de créer des matériaux à l’échelle nanométrique capables d’aider le corps à se réparer, en particulier lors de cicatrisations difficiles.
Dans le champ des sciences de l’ingénieur, Lilian Magermans a également reçu le prix. Elle travaille à l’Institut Fresnel (AMU / CNRS / Centrale Méditerranée) et cherche à repousser les limites de l’imagerie optique. Son projet vise à concevoir des microscopes de nouvelle génération pour observer la matière à l’échelle nanométrique, sans l’endommager, et en temps réel.
Enfin, Sofia Allende, de l’Institut de recherche sur les phénomènes hors équilibre (IRPHE – AMU / Centrale Méditerranée), a été récompensée pour ses travaux dans le domaine environnemental. Elle étudie les interactions entre l’océan et la banquise, en se concentrant sur les phénomènes sous la glace de mer, qui influencent la vitesse de fusion de la glace et la circulation océanique dans les régions polaires. Ses recherches pourraient contribuer à améliorer les prédictions concernant l’avenir des océans et du climat.
Ces distinctions mettent en lumière l’importance de la recherche menée par des femmes et soulignent la nécessité de promouvoir leur présence dans des domaines scientifiques encore largement dominés par les hommes.
Source : Métropole Aix-Marseille-Provence