La loi spéciale budgétaire au menu du dernier Conseil des ministres de Michel Barnier

Conseil des ministres : adoption d’une loi spéciale budgétaire en attente d’un nouveau Premier ministre

Le dernier Conseil des ministres sous la direction de Michel Barnier s’est tenu le mercredi 11 décembre à l’Élysée, marquant une étape cruciale avant l’annonce imminente du prochain Premier ministre. Cette réunion a fait suite à une rencontre inédite rassemblant les chefs de parti, à l’exception de La France Insoumise (LFI) et du Rassemblement National (RN).

Au cœur des discussions figurait un projet de « loi spéciale » destiné à garantir la continuité de l’État à partir de janvier. Cette initiative fait suite à la cen de Michel Barnier, survenue seulement trois mois après sa nomination, laissant le budget 2025 en suspens. La loi temporaire, dont l’adoption semble assurée, sera examinée à l’Assemblée nationale ce lundi, puis au Sénat le 18 décembre. Elle vise à autoriser le gouvernement à lever des impôts et à dépenser des crédits sur la base du budget en cours.

Le Conseil d’État a émis des réserves, indiquant que certaines dispositions n’avaient pas leur place dans une loi spéciale. Les socialistes ont appelé à un amendement, afin d’éviter que le Conseil constitutionnel ne soit saisi pour contester la loi adoptée.

François Bayrou en pole position pour Matignon ?

Suite à ce Conseil des ministres, la nomination d’un nouveau Premier ministre est imminente. Emmanuel Macron a promis de désigner son successeur dans les 48 heures, avant un déplacement en Pologne. François Bayrou, président du MoDem et ancien ministre, est considéré comme un candidat sérieux. Après des échanges jugés « positifs » lors des discussions, il a exprimé son optimisme quant à un éventuel « accord de coopération démocratique ».

Cependant, des signaux contradictoires émergent, notamment de la part de la droite. Hervé Marseille, président de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), a reconnu l’expérience de Bayrou, tandis que le socialiste Olivier Faure a affirmé qu’il ne pouvait représenter qu’une « continuité » du macronisme. Les tensions s’accentuent également au sein de LFI, où Jean-Luc Mélenchon a critiqué les alliances possibles, appelant à une « politique de la chaise vide ».

Si Bayrou n’est pas retenu, d’autres noms, tels que ceux de Catherine Vautrin et Sébastien Lecornu, circulent dans le camp présidentiel.

Source : France 24

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