La LDH, « la ligue des droits des délinquants » : une vidéo du maire Rassemblement national de Cagnes-sur-Mer fait bondir la gauche

La LDH, « Ligue des droits des délinquants » : une vidéo du maire Rassemblement national de Cagnes-sur-Mer suscite l’indignation à gauche

Le maire de Cagnes-sur-Mer, Bryan Masson, a provoqué une vive réaction de la part de la gauche après avoir qualifié la Ligue des droits de l’homme (LDH) de « Ligue des droits des délinquants » sur son compte Facebook, le 20 août 2026. « Vous avez été très nombreux à soutenir cet arrêté : le bon sens vous pousse à dire qu’un mineur de moins de 15 ans n’a rien à faire seul le soir entre 23 heures et 6 heures », a-t-il déclaré, ajoutant que la LDH est une « organisation d’extrême gauche » qui « vise à attaquer en permanence les élus courageux qui prennent des décisions pour asr la sécurité ».

Cette polémique fait suite à un recours déposé par la LDH contre un arrêté pris par Masson le 9 juin 2026, qui interdit les sorties non accompagnées d’une personne majeure aux mineurs de moins de 15 ans, une me plus stricte que celle de son prédécesseur. Le 17 août, la justice administrative a partiellement annulé l’arrêté, qui reste valable jusqu’au 31 octobre 2026, mais ne pourra pas être reconduit sans nouveaux justificatifs avant le 1er avril 2027. Masson a déjà annoncé son intention de proposer un nouvel arrêté « dans les prochains jours » pour asr la sécurité des Cagnois et des mineurs.

La vidéo de Masson a recueilli plus de 500 commentaires de soutien en moins de vingt-quatre heures, mais elle a également suscité des critiques virulentes. Jonathan Gensburger, comédien et responsable syndical à la CGT Spectacle, a affirmé que « quand l’extrême droite attaque la LDH, c’est notre démocratie qu’elle attaque ». Il a souligné que la LDH a pour mission de surveiller le pouvoir et de contester les atteintes aux libertés.

Le conseiller municipal PCF, Cédric Garoyan, a également critiqué Masson, le qualifiant d’« écran de fumée » pour détourner le véritable débat sur la légalité et la nécessité de l’arrêté municipal. Il a insisté sur le fait que les Cagnois sont attachés à leurs libertés et au respect de la loi, et que le juge administratif est le garant de la légalité, sans lien avec l’extrême gauche ou l’opposition municipale.

Cette situation met en lumière les tensions croissantes autour des questions de sécurité et des droits civiques en France, alors que les débats se poursuivent sur l’équilibre entre sécurité publique et libertés individuelles.

Source : Nice Matin

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