Publié le 25 août 2026 à 8h21 – Dernière mise à jour le 25 août 2026 à 8h21
Le juge des référés du tribunal administratif de Marseille a ordonné aux sociétés qui occupent sans autorisation le domaine public maritime de la Grande Plage de La Ciotat de libérer les lieux et de retirer leurs installations dans un délai de deux jours. Passé ce délai, elles s’exposent à une astreinte de 10 000 euros par jour de retard.
La justice a tranché. Les sociétés qui poursuivaient leur activité sur la Grande Plage de La Ciotat alors qu’elles ne disposent plus de concession doivent quitter les lieux. Saisi par le préfet, le juge des référés du tribunal administratif de Marseille leur a ordonné de libérer le domaine public et de retirer l’ensemble des biens leur appartenant dans les deux jours suivant la notification de la décision. En cas de non-respect de cette injonction, elles devront s’acquitter d’une astreinte de 10 000 euros par jour de retard.
Des autorisations arrivées à échéance fin 2025
La Grande Plage appartient au domaine public maritime de l’État, dont la gestion est assurée par la commune de La Ciotat. Des autorisations d’occupation avaient été accordées pour permettre notamment une activité de location de transats. La dernière de ces autorisations est toutefois arrivée à échéance le 31 décembre 2025 et, selon la préfecture, n’a pas été renouvelée par la commune. Les sociétés concernées ont néanmoins poursuivi leur activité de location de transats sur la plage. En l’absence de nouvelle autorisation d’occupation du domaine public, la préfecture considère cette activité comme illégale et a donc saisi la justice afin d’obtenir la libération des lieux.
Rendre la plage aux usagers
Au-delà de la question juridique, les services de l’État mettent en avant le libre accès à la plage. Ils estiment que l’occupation irrégulière du domaine public à des fins commerciales, notamment par l’installation de transats payants, réduit l’espace dont peuvent disposer librement les usagers et les familles. L’ordonnance rendue par le juge des référés doit désormais permettre de libérer les emplacements concernés dans les 48 heures suivant sa notification.
Source : Tribunal administratif de Marseille



