La justice enquête sur les possibles ingérences russes après la diffusion d’une fausse vidéo visant l’eurodéputé Raphaël Glucksmann
L’enquête est ouverte notamment pour de possibles délits liés à la fabrication d’images truquées « dans le but de servir les intérêts d’une puissance étrangère » ou d’une entité « sous contrôle étranger ».
A huit mois de l’élection présidentielle, la justice française se penche sur des soupçons d’ingérence russe dans la campagne électorale. Cela fait suite à la diffusion d’une fausse vidéo visant à discréditer Raphaël Glucksmann, probable candidat à gauche et critique virulent de Vladimir Poutine. Le parquet de Paris a annoncé, le 7 août, l’ouverture d’une enquête pour déterminer si l’eurodéputé et chef de file de Place publique a été la cible d’une opération de déstabilisation orchestrée par le groupe prorusse Storm-1516, directement lié au GRU, les services secrets de l’armée russe.
Cette opération s’inscrit dans une série de tentatives de déstabilisation attribuées à des réseaux prorusses, qui ont récemment ciblé plusieurs candidats déclarés ou pressentis à la présidentielle. L’enquête, confiée à la brigade de lutte contre la cybercriminalité, est ouverte pour des délits liés à la fabrication d’images truquées, « dans le but de servir les intérêts d’une puissance étrangère » ou d’une entité « sous contrôle étranger ».
Raphaël Glucksmann a dénoncé cette opération de déstabilisation, qualifiant la vidéo de « entièrement truquée », impliquant sa compagne, la journaliste Léa Salamé, et le journaliste Edwy Plenel. Selon des informations fournies par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), il aurait été « la cible d’une attaque du groupe Storm-1516 ».
Le faux reportage, qui usurpait l’identité du média français Blast, prétendait que Léa Salamé « aurait tenté de ‘soudoyer’ plusieurs médias en échange d’une couverture favorable à sa campagne ». Cette opération de désinformation a été détectée fin juillet et confirmée par une source sécuritaire. Le parquet de Paris a précisé que la section de protection des libertés fondamentales a ouvert d’initiative une enquête à la suite de l’évocation par la presse de ces soupçons.
Source : Franceinfo.



