Une interdiction qui

La justice suspend l’arrêté anti-burkini d’un maire de la Côte d’Azur

Saisi par la Ligue des droits de l’Homme (LDH), le tribunal administratif de Nice a suspendu, le 7 août 2026, un arrêté du maire de Mandelieu-La Napoule (Alpes-Maritimes) interdisant l’accès aux plages aux personnes portant des tenues, dont le burkini, manifestant ostensiblement leur appartenance religieuse. Le tribunal a constaté que la commune ne fournissait « aucun élément permettant de démontrer que de telles tenues feraient courir un risque pour la sécurité des usagers de la plage et des baigneurs ».

Dans son communiqué, le tribunal a précisé que pour justifier un risque de trouble à l’ordre public durant l’été 2026, la ville ne mentionnait aucun incident récent, se bornant à évoquer des faits survenus il y a respectivement quatorze et dix ans, ainsi que le contexte de tensions à l’échelle nationale. Le juge a ainsi conclu que l’interdiction, prise le 1er juillet, n’était pas justifiée par un « risque avéré de troubles à l’ordre public ».

Cette décision souligne une atteinte « grave et manifestement illégale » à trois libertés fondamentales : la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle.

Contacté par l’AFP, le maire Sébastien Leroy (Nouvelle Énergie) a déclaré que la ville prenait acte du jugement tout en soulignant une déconnexion entre le droit positif et la réalité du terrain. Il a également critiqué la position de la LDH en ces termes : « le burkini, c’est la vie ; les crèches de Noël, à la poubelle ». Notons que le Conseil d’État avait déjà suspendu un arrêté similaire en 2023, en vigueur chaque été depuis 2012.

Source : France Info

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