La guerre au Moyen-Orient freine la reprise de l’immobilier ancien en France
Après un rebond en 2025, le marché de l’immobilier ancien montre de nouveaux signes de faiblesse. La Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) pointe les effets de la guerre au Moyen-Orient et la remontée des taux d’intérêt, qui pèsent sur les projets d’achat.
Le marché de l’immobilier ancien est impacté par les conséquences de la guerre au Moyen-Orient. Dans un état des lieux publié le 18 juin, la Fnaim souligne que le secteur, qui avait connu une reprise en 2025, est de nouveau en déclin en raison de la situation géopolitique. Parmi les facteurs cités figurent la hausse des prix de l’énergie, affectant le pouvoir d’achat des ménages, ainsi que l’inflation et le manque de confiance des acheteurs potentiels.
Ces éléments se traduisent par une diminution du nombre de transactions immobilières. En 2024, le marché avait atteint un point bas avec 845 000 ventes. En 2025, il avait rebondi à 925 000 transactions, grâce à une stabilisation des prix et un assouplissement des conditions de crédit. Cependant, le déclenchement de la guerre en Iran le 28 février 2026 a interrompu cette dynamique. Entre mars et avril, la Fnaim a enregistré une baisse de 17 000 ventes, sur une période de deux mois.
La Fnaim a révisé ses prévisions pour l’année 2026, s’attendant désormais à un total de 900 000 transactions, soit une baisse par rapport à 2025. Cette situation survient peu après un relèvement des taux d’intérêt par la Banque centrale européenne, visant à contenir l’inflation, mais qui pourrait également alourdir le coût des crédits immobiliers pour les ménages.
Ainsi, le secteur immobilier fait face à des défis multiples, exacerbés par un contexte politique français incertain à un an de l’élection présidentielle. Selon Loïc Cantin, président de la Fnaim, l’investissement immobilier nécessite confiance, visibilité et sérénité, des conditions actuellement difficiles à réunir.
Source : Fnaim
