La rentrée littéraire 2026 : La guerre au cœur des récits
La rentrée littéraire de 2026 s’ouvre en août avec une thématique marquante : la guerre, en particulier la Seconde Guerre mondiale. Plusieurs ouvrages abordent des récits liés à cette période, témoignant d’un intérêt renouvelé pour les événements historiques et leurs répercussions.
Parmi les titres notables, La Rédemption de Jean-Noël Orengo, publié par Grasset, explore l’Occupation à travers une histoire d’amour et les dangers de la déportation. Romain Slocombe, dans Un été de trahison (Seuil), met en lumière quatre patriotes féminines vivant en France sous Vichy. L’historien Grégoire Kauffmann raconte quant à lui l’histoire d’Esther Albouy, une employée des Postes accusée de collaboration, dans La recluse de Saint-Flour (Flammarion).
D’autres ouvrages traitent de la mémoire d’Auschwitz et de la montée du nazisme. Un témoignage inédit d’Henri Krasucki, syndicaliste déporté, est publié sous le titre Nous voulions vivre mais pas à n’importe quel prix (Flammarion). La journaliste Sonia Devillers, dans Le fabuleux piano (Robert Laffont), examine les objets volés durant la guerre, notamment un instrument de musique appartenant à sa grand-mère.
Cette rentrée littéraire ne se limite pas à la Seconde Guerre mondiale. Elle aborde également les conséquences des conflits contemporains. Polina Panassenko, dans À voix haute (éditions de l’Olivier), évoque l’héritage de la Guerre froide en Russie. Virginie Ollagnier, avec Rien d’humain ne m’est étranger (Noir sur blanc), place son récit dans le contexte de la Roumanie soviétique. Des récits sur l’éclatement de la Yougoslavie, comme dans Les serments trahis de Šeila Pohara, viennent compléter ce tableau.
Les œuvres contemporaines, telles que Grenouille de Sergueï Shikalov et Le livre de la disparition d’Ibtisam Azem, offrent des perspectives uniques sur les guerres actuelles, abordant les thèmes de l’exil et de la disparition.
La rentrée littéraire 2026 se présente ainsi comme un espace de réflexion sur les conflits passés et présents, avec un accent particulier sur leurs mémoires et leurs impacts durables.
Source : HuffPost



