La planification écologique ou l’impuissance organisée
Le Secrétariat général à la planification écologique (SGPE), créé en juillet 2022 pour coordonner l’action climatique de l’État, a été dissous après seulement deux ans d’existence. Ce déclin rapide souligne des problématiques structurelles dans la gouvernance française, notamment la sur-centralisation du pouvoir et un empilement néo-bureaucratique inefficace.
Le changement climatique représente une urgence croissante, dépassant la simple notion de développement durable des années 1990. Actuellement, la transition écologique est perçue comme une nécessité sociale, entraînant une demande accrue d’intervention étatique de la part des citoyens.
Les Accords de Paris et le Green Deal ont marqué un tournant important, orientant l’action publique vers des trajectoires de décarbonation pour limiter la hausse des températures à moins de 2 degrés d’ici la fin du siècle.
Pour répondre à cet enjeu, l’État français a tenté, depuis 2022, de coordonner l’action des différentes parties prenantes, y compris les entreprises et les citoyens, à travers une nouvelle forme de planification. Ce concept, bien que longtemps négligé, refait surface face aux crises contemporaines.
Bien que la planification écologique ne soit pas explicitement mentionnée dans le discours d’Emmanuel Macron entre 2017 et 2022, elle a été intégrée dans le programme du Front de Gauche en 2012 et approfondie par Jean-Luc Mélenchon en 2017. Finalement, le 16 avril 2022, Emmanuel Macron a affirmé que sa politique serait « écologique ou ne serait pas », soulignant ainsi son engagement envers cette cause.
Cette situation illustre les défis auxquels fait face la France dans sa lutte contre le changement climatique et interroge l’efficacité des structures mises en place pour y répondre.
Source : AOC Media



